Chrysler Canada
Magnat du transport ferroviaire, Walter P. Chrysler a travaillé chez Buick et Willys-Overland avant de fonder sa propre compagnie de voitures en 1925. Un an auparavant, il a mis au point son premier modèle, la Chrysler Six, qui comprenait un moteur à six cylindres et des freins hydrauliques aux quatre roues – une première.
L'Imperial a vu le jour l'année suivante pour rivaliser avec Cadillac et Lincoln. Disponible en tant que roadster à deux ou à quatre places, coupé à quatre places, berline à cinq places et grande limousine, elle a passé la majeure partie de son existence à incarner le summum de Chrysler.
La compagnie a fait preuve d'innovation durant les années 1930. Soulignons les Airflow, Airstream, Royal, New Yorker et Saratoga, plusieurs renfermant des moteurs à huit cylindres. La berline Windsor et la Newport à tirage limité ont fait leur apparition en 1940, un an avant la familiale Town & Country aux panneaux de bois.
En 1951, Chrysler a introduit son premier V8 avec chambre de combustion hémisphérique. Au cours de la même décennie, la gamme 300 a été lancée, sans parler des tableaux de bord rembourrés, de la boîte de vitesses à bouton-poussoir et de la direction assistée.
Chrysler a par la suite inauguré un moteur à turbine dans une voiture-concept de 1963. Seulement 55 exemplaires ont été fabriqués, le projet ayant rapidement pris le chemin des oubliettes.
Au milieu des années 1970, Chrysler a mis sur le marché davantage de véhicules à moteur V8 et à roues motrices arrière, dont la Cordoba et la LeBaron (coupé, berline et familiale). La marque a survécu à la crise du pétrole grâce à l'arrivée de Lee Iacocca en 1978. Celui-ci a développé le coupé Imperial avec tableau de bord numérique, qui n'a malheureusement duré que de 1981 à 1983.
Pendant ce temps, la plateforme K à traction avant est venue riposter aux voitures japonaises économes d'essence. Plusieurs modèles Chrysler l'ont adoptée, incluant les LeBaron et LeBaron GTS, la Classe E, la Town & Country, la New Yorker, la Laser et la Daytona, un coupé exclusif au Canada. Passant de K à S, ladite plateforme a servi de base à des minifourgonnettes à partir de 1984. La Town & Country est d'ailleurs devenue telle en 1990.
Ensemble, Iacocca, la plateforme K et la minifourgonnette moderne ont non seulement sauvé Chrysler de la faillite, mais aussi fait prospérer l'entreprise au point de pouvoir acheter Lamborghini (1987 à 1993). L'Américaine a même collaboré avec Maserati en vue de produire la TC, mais celle-ci s'est avérée un échec en demeurant à peine deux ans sur le marché.
Pendant les années 1990, un véritable assaut a été mené par Chrysler. La Sebring a remplacé le coupé et le cabriolet LeBaron, la Cirrus a remplacé la berline LeBaron et la Concorde a remplacé la Fifth Avenue. Le nom Imperial a brièvement refait surface avant de laisser place à la LHS. Puis, à l'aube du nouveau millénaire, la 300M a sonné le glas de la New Yorker.
De 2000 à 2002, une version Chrysler de la Dodge Neon a été offerte au Canada. Idem pour la PT Cruiser au style rétro à compter de 2001. La même année, la berline Sebring a remplacé la Cirrus. En 2005, la 300 s'est quant à elle substituée à la Concorde. Quelques modèles éphémères doivent être mentionnés, dont le roadster Prowler, le coupé sport Crossfire alimenté par un moteur Mercedes, le multisegment Pacifica (premier du genre en Amérique du Nord) et le VUS pleine grandeur Aspen (incluant une variante hybride).
Chrysler, qui a fusionné avec Daimler en 1998 pour devenir DaimlerChrysler avant de vivre un malheureux divorce, a trouvé son messie en Cerberus Capital Management, devenant ainsi Chrysler LLC en 2007. D'autres ennuis ont conduit la compagnie vers la faillite en 2009. Cette fois, c'est Fiat qui a sauvé les meubles.
Le catalogue actuel de la marque Chrysler comprend la berline et la décapotable 200, la berline 300 et la minifourgonnette Town & Country.
Autos Chrysler
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200
à partir de 19 995 $
MINI-fourgonnettes Chrysler
Couverture Chrysler
Derniers essais routiers
75%
Plus gros que jamais, le moteur HEMI fait ses preuves
Cette année, lors du Festival des essais de l'Association des journalistes automobile du Canada (AJAC), j'ai passé de très agréables moments où l'adrénaline coulait à flots en compagnie de la nouvelle Chrysler 300 SRT8 2012. Sur le circuit fermé, la grande berline a su démontrer toute sa brutalité; sur les routes publiques, elle a joliment refroidi ses ardeurs et fait preuve d'un savoir-vivre digne d'une voiture de luxe.
72%
Conçue pour ma génération
Nous assistons présentement à une renaissance. Non, je ne fais pas référence aux indignés qui souhaitent réformer le système ni aux nostalgiques qui font revivre les années 1960, mais plutôt au regain de popularité des cabriolets à quatre places et à capote rigide.
84%
Améliorée là où elle en avait besoin
La Chrysler 300 a causé tout un remous lorsqu'elle a été réintroduite sur le marché pour le millésime 2005. Arborant une carrosserie pour le moins frappante, elle n'a laissé personne indifférent. En fait, la 300 a plus ou moins porté la division Chrysler sur ses épaules depuis, constituant le produit le plus intéressant de la gamme.
Dernières nouvelles
La Chrysler 300 2012, plus luxueuse et économique que jamais
Davantage de raffinement et d'économie d'essence, semblent les mots d'ordre de la nouvelle Chrysler 300 2012, première sedan de luxe avec une transmission automatique à huit vitesses à la fine pointe de la technologie.
Ils décéderont peut-être en 2012-2013...
On aime bien spéculer, comme ces mecs dans leurs gros bureau de Wall Street. La différence? D'habitude, on sait ce qu'on dit, et en prime nos pronostics ne vous jetteront pas à la rue, ni ne vous obligeront à servir des frites chez McDo à votre retraite.
Bilan 2011 des constructeurs automobiles américains
Chrysler est le fabricant américain qui souffre le plus depuis une quinzaine d'années. Non, ce n'est pas au niveau des finances (quoique...), mais en ce qui concerne leur identité. Chrysler était BIG dans les années 60, 70 et au début des années 80. Dès lors, ils se sont perdus dans l'ombre immense de GM et de Toyota. La fiabilité du produit était rarement au rendez-vous; par contre, le design y était... la plupart du temps.















