Sauber
Le patron de Michelin défend Villeneuve
philippe_crepeau@radio-canada.ca
Villeneuve ne pouvait pas faire mieux
14 mars 2005 - Jacques Villeneuve a un allié en la personne de Pierre Duspasquier.
Le patron du programme compétition de Michelin était à Melbourne et a vu comment Villeneuve s'est débrouillé avec la C24 équipée de pneus tendres. Lorsque joint à son bureau de Clermont, en France, lundi, il a été, comme à son habitude, direct dans son analyse des problèmes du nouveau pilote Sauber.
Extrait sonore de Pierre Dupasquier
« Vous avez vu sa bagarre avec (Fernando) Alonso? C'était superbe, admet, émerveillé, Pierre Duspasquier. Il a bien ses réflexes, son envie de gagner, de rouler. Il n'était pas à l'aise dans l'auto. Je crois qu'il a fait ce que la voiture pouvait faire, avec lui dedans, ce jour-là. »
Selon M. Dupasquier, la stratégie de Sauber était la bonne...
« Il a choisi avec les ingénieurs de Sauber une stratégie (de deux arrêts) différente (de celle de Felipe Massa), et il a choisi le pneu tendre, le pneu qu'avaient les autres, ceux qui ont gagné. Ce n'était donc pas un mauvais pneu! Il s'est retrouvé dans des conditions tout à fait normales pour la course d'Australie. »
La carence de Villeneuve vient du fait que l'équipe ne peut pas le faire rouler.
Pierre Dupasquier
« On ne roule pratiquement pas sur les circuits; on fait un tour le vendredi matin, un tour l'après-midi (rires). Il n'y a donc pratiquement aucune mise au point sur les circuits. Ils ont fait leur choix stratégique en fonction du peu de roulage qu'ils avaient fait en hiver, ou même pas du tout, puisque cette configuration n'avait pratiquement pas roulé. Et ils ont fait un choix intelligent avec les deux voitures différentes. Felipe en pneus durs, et Jacques avec l'autre pneu. Il n'y a rien à dire. Ça n'a pas marché, la voiture ne lui convenait pas, et ça ira mieux la prochaine fois. »
Le patron de Michelin compétition admet tout de même que sans pouvoir « user du bitume », Villeneuve n'a pas encore trouvé avec l'équipe suisse le rythme de la compétition active.
« Il faut qu'il se mette aux affaires, il faut qu'il recommence à courir, explique Pierre Dupasquier. Ça prend un certain temps. Une F1, ça ne se conduit pas à 85 %, ni à 90 %, mais à 100,1 %, et pour faire cela, il faut avoir beaucoup roulé, et Jacques n'a pas encore beaucoup roulé dans la Sauber. »
Liens sociaux