Je ne suis pas un fanatique de courses d'automobiles. Je ne les snobe pas. Je suis la F1, comme tout le monde. Mais j'ai toujours voulu vivre une course sur un ovale aux États-Unis, là où l'événement est élevé au rang de culte. Quoi de mieux comme baptême qu'Indianapolis, berceau de l'Indy 500, l'épreuve que tous les spécialistes interrogés durant ma visite qualifient de plus prestigieuse au monde !
En 1996, Tony George, proprio de l'Indianapolis Racing Circuit, a interdit à la série CART de se produire sur son anneau de vitesse. C'était sa façon de protester contre l'escalade des coûts en CART. En créant l'IRL (Indy Racing League), George affirmait vouloir rendre plus accessible la course à des équipes moins riches et à des pilotes du coin.
Or, la cuvée 2002 de l'Indy 500 indique que les plans de Tony prennent une drôle de tournure. Les écuries CART, qui avaient voué l'ami George et sa nouvelle ligue aux enfers, se sont inscrites en grand nombre à l'épreuve. La tradition, le prestige et les fabuleuses sommes d'argent remises aux meilleurs expliquent ce volte-face.