Lorsque Kia a annulé le premier événement d'essais routiers canadiens prévu pour le Telluride 2027 révisé, la décision a suscité bien des spéculations. Le motif invoqué était des « problèmes logistiques »; les spéculations s'orientaient plutôt vers les questions de tarifs douaniers, qui ont poussé au cours de la dernière année certains modèles fabriqués aux États-Unis à disparaitre temporairement ou définitivement du marché canadien en raison des surtaxes répliquées par Ottawa.
Il n'en est rien pour le Telluride, nous a assuré Elias El-Achhab, chef de la direction des opérations et vice-président de Kia Canada, lors des premiers essais routiers du EV3 organisé par le constructeur, qui viennent tout juste de se terminer (nous vous en présenterons l'essai ce lundi).
Si Elias El-Achhab a reconnu que les surtaxes canadiennes demeurent une préoccupation et un facteur à prendre en compte lors des prises de décisions pour un constructeur comme Kia, il a souligné que la division canadienne aurait importé au pays le Telluride 2027 fabriqué aux États-Unis, surtaxes ou non.
Une demande trop forte
Qu'est-ce qui explique alors ce retard? Quels sont ces problèmes logistiques? Selon Elias El-Achhab, c'est tout simple : la demande américaine pour le nouveau Telluride est si forte que le constructeur peine à y répondre initialement sur ce marché. Elle est tellement forte qu'elle a pulvérisé l'objectif de production initial de 80 000 unités fixé par Kia; le nouvel objectif annuel du constructeur s'élève désormais à 180 000 véhicules. Et comme l'a fait remarquer le vice-président de Kia, cela se produit alors même que le prix de l'essence est ce qu'il est actuellement.
D'où la décision de surseoir au lancement officiel du modèle au Canada le temps que la capacité de production tourne à plein régime. Kia Canada affirme espérer désormais avoir un inventaire suffisant pour lancer le modèle ici plus tard en 2027. Et si les surtaxes sont toujours en vigueur à ce moment-là, tant pis.