Chez Mercedes-Benz, la route vers l'électrification a souvent semblé longue et sinueuse. Avec le dévoilement de la nouvelle Classe C entièrement électrique en Corée du Sud, le constructeur de luxe allemand démontre qu'il a peut-être trouvé sa voie.
Laissant derrière elle les années d'expérimentation avec la sous-marque EQ et ses silhouettes futuristes et bulbeuses — souvent critiquées —, Mercedes revient à ce qu'elle fait de mieux : marier l'innovation de pointe à l'héritage historique de ses modèles les plus célèbres.
Design de la Mercedes-Benz Classe C électrique
Avec la nouvelle allure du dernier-né électrique de la marque allemande, vient un nouveau nom. En abandonnant le préfixe EQ, le véhicule devient simplement la « Classe C électrique », signalant ainsi son intégration au cœur de la gamme. S'éloignant du style « jellybean » (en forme de fève) des EQE et EQS, cette berline adopte un profil plus conventionnel et prestigieux.
Avec sa calandre imposante et verticale, la partie avant s'inspire délibérément des grands classiques de Stuttgart, comme les W108 et W111 des années 1960. Sans surprise, la technologie n'est en rien rétro : elle est résolument tournée vers l'avenir. Deux exemples : la nouvelle Classe C électrique propose en option 1 050 pixels illuminés pour des signatures lumineuses personnalisées, tandis que le toit panoramique est incrusté de 162 étoiles scintillantes.
Motorisation de la Mercedes-Benz Classe C électrique
Sous cette carrosserie élégante se cache la plateforme MB.EA, une architecture de 800 volts conçue spécifiquement pour les véhicules électriques. Le modèle de lancement, la C 400 4MATIC, utilise un système à deux moteurs produisant 482 chevaux et 590 lb-pi de couple. Cette motorisation permet à la berline de passer de 0 à 100 km/h en un temps vif de 3,9 secondes.
Pour maximiser l'efficacité, Mercedes a introduit des solutions mécaniques ingénieuses. Le moteur avant peut se déconnecter lors de la conduite à vitesse de croisière pour économiser de l'énergie, tandis que le moteur arrière dispose d'une transmission unique à deux rapports. À l'instar d'une voiture de sport haut de gamme, le premier rapport gère les accélérations rapides, tandis que le second optimise l'efficacité sur l'autoroute.
Autonomie et recharge
L'efficacité est ici au cœur des priorités. Équipée d'une batterie lithium-ion de 94 kWh, la Classe C électrique affiche une autonomie de 762 km sur le cycle européen WLTP. Pour les acheteurs nord-américains, cela se traduira par environ 600 à 650 km selon les tests de l'EPA.
La vitesse de recharge est tout aussi impressionnante. Grâce au système de 800 volts, la voiture accepte la recharge rapide CC jusqu'à 330 kW. Cela permet d'ajouter environ 250 km d'autonomie en seulement 10 minutes, tandis qu'une recharge de 10 à 80 % s'effectue en 22 minutes.
L'intérieur
À bord, l'habitacle est dominé par un écran Hyperscreen (en option) de 39 pouces qui s'étend sur presque toute la largeur de la planche de bord. Animée par le dernier système d'exploitation de Mercedes-Benz (MB.OS) avec IA intégrée et commandes vocales basées sur ChatGPT, l'interface est aussi intelligente qu'imposante, promet l'entreprise.
Malgré cet accent mis sur le numérique, Mercedes a conservé des éléments tactiles appréciés, comme les bouches d'aération rondes cerclées d'argent et les commandes de réglage des sièges situées dans les portières.
Mercedes promet la Classe C la plus spacieuse jamais produite. La plateforme dédiée aux VÉ a permis d'allonger l'empattement de 97 mm par rapport au modèle à essence. Le dégagement pour les jambes dans les deux rangées, mais particulièrement à l'avant, est accru par cette plus grande distance entre les essieux (désormais 2962 mm).
Enfin, l'architecture électrique permet d'offrir un coffre avant (frunk) de 101 litres qui complète l'espace de chargement arrière de 470 litres. Avec la direction aux roues arrière en option et une capacité de remorquage de 1,8 tonne, la Classe C électrique se positionne comme un véhicule quotidien polyvalent.
La Classe C électrique devrait arriver dans les salles d’exposition nord-américaines au cours de la première moitié de 2027. Elle engagera alors une lutte acharnée avec la nouvelle berline électrique i3 de BMW.