Stellantis étudie la possibilité d'assembler des VÉ avec son partenaire chinois Zhejiang Leapmotor Technology dans son usine de Brampton, en Ontario, actuellement à l'arrêt. C'est ce qui ressort d'un rapport de Bloomberg.
L'usine de Brampton, en activité depuis près de quatre décennies, a été fermée en 2024 alors que Stellantis prévoyait de la réoutiller pour une réouverture en 2025 afin d'y assembler le Jeep Compass. Ce plan a changé lorsque, après l'imposition de tarifs douaniers américains sur les véhicules assemblés à l'étranger, Stellantis a décidé de déplacer la production du VUS vers son usine de l'Illinois. Le réoutillage de l'usine de Brampton a été mis en suspens et l'installation demeure inactive.
Les discussions concernant son utilisation pour produire des VÉ dans le cadre du partenariat Stellantis-Leapmotor n'en seraient qu'à une phase très préliminaire. Il est toutefois important de noter qu'elles interviennent en pleines négociations de règlement entre Stellantis et le gouvernement fédéral canadien, lesquelles incluent la possibilité de rouvrir l'usine afin d'honorer les engagements antérieurs pris par le constructeur.
Au-delà de cela, il faudrait également définir les paramètres selon lesquels une coentreprise Stellantis-Leapmotor pourrait opérer au Canada et si elle serait totalement exemptée des tarifs douaniers sur les véhicules fabriqués en Chine (vraisemblablement oui).
Stellantis a déclaré à Bloomberg qu'elle continue d'être « en discussions actives avec les représentants du gouvernement et les principales parties prenantes pour s'assurer que les conditions de réussite sont en place afin de soutenir la poursuite des investissements au Canada ».