Subaru Outback Wilderness 2026, premier essai : la familiale aventurière devient un VUS Le nouveau style cache un véhicule pratique, aventurier et spacieux.

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•    Auto123 effectue un premier essai du Subaru Outback Wilderness.

Healdsburg, Californie - Dévoilée au printemps dernier dans le cadre du Salon de l’auto de New York, le nouveau Subaru Outback a beaucoup fait réagir.

Pour l’expliquer, effectuons un bref retour dans le passé. Subaru a donné naissance à l’Outback au milieu des années 1990 afin d’offrir une alternative plus costaude et aventurière à la populaire Legacy. On ne le savait pas encore à ce moment, mais on venait de mettre le doigt sur quelque chose. Si les familiales étaient encore nombreuses à cette époque, la formule aventurière était peu exploitée.

Les années ont passé et l’Outback a poursuivi son évolution aux côtés de la Legacy. Les berlines intermédiaires étant de moins en moins prisées, ce qui devait arriver arriva : la Legacy s’est éteinte l’an dernier. Ainsi, l’Outback en a profité pour faire cavalier seul et pour procéder à une solide transformation. La familiale aventurière adorée par une clientèle pragmatique et rationnelle emprunte la voie des VUS avec l’arrivée de la septième génération du modèle.

Auto123 s’est déplacé à Healdsburg en Californie pour participer au lancement nord-américain du Subaru Outback Wilderness 2026. On se rappellera que la version Wilderness a été introduite au courant de la précédente génération de l’Outback et que celle-ci s’est avérée un succès pour la marque.

Voir aussi : Subaru Outback 2026, premier essai : de la voiture au VUS

Voir aussi : Subaru Outback 2026 : Voici les prix des quatre versions qui composent la gamme au Canada

Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, de profil

Subaru Outback Wilderness 2026 - quoi de neuf ?

Subaru débarque en 2026 avec la septième génération de l’Outback. Celle-ci remplace le modèle introduit en 2020 et qui avait réellement besoin de changement. Dans le cas de la version Wilderness, elle profite d’une série de changements et d’améliorations. Parmi eux, notons la garde au sol plus élevée, des amortisseurs électroniques pour améliorer son comportement hors route ainsi qu’un support de toit plus résistant.

Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, trois quarts arrière

Design du Subaru Outback Wilderness 2026 – 6,0/10

Personne ne se pâmera devant la grande beauté de l’Outback 2026, qu’elle soit Wilderness ou non. En fait, avec le recul, l’Outback en général n’a jamais été un symbole de beauté. On l’achetait parce qu’elle répondait à des besoins bien précis, pas parce qu’on était séduit par sa grande beauté.

Cela étant dit, avec la septième génération du modèle, Subaru repousse le degré de laideur encore plus loin. Non seulement son style est disgracieux, mais il marque une rupture avec le passé du modèle. Si autrefois l’Outback était une familiale qui offrait toutes les caractéristiques d’un VUS, dorénavant, elle s’est taillé une place dans le créneau des VUS intermédiaires.

En soi, ce n’est pas mal. Or, l’offre des familiales se voit réduite, voire éliminée. Alors que les VUS de ce format sont plus que nombreux et que personne n’en voulait un de plus.

Sur le plan esthétique, la version Wilderness de l’Outback est reconnaissable grâce à sa calandre noire, ses accents de couleur bronze, ses écussons Wilderness, ses jantes de 17 pouces qui lui sont exclusives et un support à équipement de plein air sur le hayon arrière. Ce dernier nous laisse d’ailleurs perplexes et on remet en question sa pertinence.

Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, intérieur
Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, sièges

Intérieur du Subaru Outback Wilderness 2026 – 9,0/10

Comme par le passé, l’aménagement intérieur du Subaru Outback, Wilderness ou non, est pratiquement sans faille. Tout ce qui doit y être y est. Qui plus est, c’est bien positionné. L’ergonomie est définitivement au rendez-vous.

Dans le cas de la déclinaison à laquelle on s’intéresse plus particulièrement, l’habitacle est en harmonie avec l’extérieur, c’est-à-dire qu’on y retrouve des éléments de couleur bronze. Le constructeur assure aussi que les sièges sont recouverts d’un matériel imperméable et facile à nettoyer, ce qui s’avérera pratique pour la clientèle n’ayant pas peur de se salir les mains. Cela étant dit, nous avons trouvé l’assise des sièges avant un peu courte.

Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, coffre

L’Outback s’est toujours démarquée grâce à son espace de chargement volumineux à l’arrière. Et ça continue d’être le cas.

Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, écran multimédia
Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, boutons sur console central

Technologie du Subaru Outback Wilderness 2026 – 8,0/10

Sur le plan technologique, soulignons que l’Outback Wilderness 2026 voit les aiguilles traditionnelles de son tableau de bord être remplacées par une instrumentation numérique de 12,3 pouces. La consultation des informations est facile et claire. Au centre de la planche de bord, on retrouve aussi un écran tactile de 12,1 pouces.

Ceci dit, ce qui mérite d’être souligné, c’est le retour aux touches physiques pour le contrôle de la température et de la ventilation. En effet, avec la précédente génération du modèle, les commandes étaient intégrées au bas de l’écran. Leur manipulation n’était pas toujours évidente lors de la conduite. Avec des boutons et roulettes physiques, on ne se trompe pas.

Ceci est donc un signe, que parfois, c’est vrai que c’était mieux avant. On espère que d’autres constructeurs n’hésiteront pas à faire un retour dans le temps et à réintégrer des commandes physiques.

Voir aussi : Un nouveau système multimédia à saveur de Toyota pour le Subaru Outback 2026

Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, avant
Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, moteur

Motorisation du Subaru Outback Wilderness 2026 – 8,0/10

En ce qui concerne la motorisation de l’Outback, il n’y a aucun changement au menu pour la septième génération. Autrement dit, on assiste à un copié-collé ce qui était offert avec le modèle sortant. La version de base, identifiée par le nom Touring, est la seule à être animée par le moteur à quatre cylindres à plat de 2,5 litres.

Quant à la version Wilderness, qui se positionne entre les versions Limited XT et Premier XT, elle reçoit le moteur turbocompressé à quatre cylindres à plat de 2,4 litres. Il est bon pour une puissance de 260 chevaux et un couple de 277 lb-pi.

Cette mécanique effectue correctement le travail attendu d’elle. Elle continue d’être jumelée à une transmission automatique à variation continue. On a souvent critiqué ce type de boîte au fil des ans. Malgré tout, Subaru et d’autres constructeurs continuent à l’exploiter. Force est de constater que dans le cas de l’Outback, elle n’est pas la plus désagréable du lot.

Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, écusson

Consommation du Subaru Outback Wilderness 2026 – 6,0/10

Au moment d’écrire ces quelques lignes, Ressources naturelles Canada n’a pas divulgué les cotes officielles de consommation de carburant de l’Outback Wilderness. Le constructeur annonce une consommation de 8,8 litres/100 km sur route et de 11,3 litres/100 km en ville. En ce qui nous concerne, nous avons relevé une consommation de 12 litres/100 km lors de notre essai totalisant 178 km derrière le volant de l’Outback Wilderness.

Subaru n’a jamais été la championne de l’efficacité à la pompe. Et pour l’heure, aucune forme d’électrification n’est prévue avec l’Outback, et ce, peu importe la version. Bien que la technologie hybride pourrait s’avérer bénéfique pour ce modèle, force est de constater que le succès de l’hybride chez Subaru est mitigé jusqu’à présent.

Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026

Conduite du Subaru Outback Wilderness 2026 - 8,0/10

Si comme nous vous trouvez l’Outback Wilderness plutôt laide, sachez que la bonne nouvelle, c’est qu’on ne voit pas la carrosserie lorsque l’on se trouve à bord. Et la deuxième bonne nouvelle, c’est que la conduite est douce et agréable. Bien que l’on ressente à la conduite que l’Outback n’est plus une familiale, elle continue d’offrir un comportement routier que l’on apprécie. Les pneus Bridgestone Dueler ne sont pas excessivement agressifs, ce qui rend l’utilisation de l’Outback Wilderness tout à fait agréable sur route.

Une portion de l’essai a été réalisé sur un parcours hors route. Sur des plans inclinés, des portions cabossées, des routes de gravier, de terre ou de sable, l’Outback Wilderness s’est bien débrouillée. Dans cet environnement, ses capacités sont définitivement plus élevées que la moyenne. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’elle n’entend pas non plus rivaliser avec un Wrangler Rubicon.

Photo : G.Goyer
Subaru Outback Wilderness 2026, arrière

Le mot de la fin
Une fois que l’on a fait le deuil de la beauté, force est de constater que du bon boulot a été réalisé avec l’Outback, et ce, autant avec la déclinaison Wilderness que le reste de la gamme. Bien que le constructeur soit demeuré conservateur au chapitre de la motorisation, le moteur turbocompressé remplit bien son mandat. Du bon travail a également été effectué dans l’aménagement de l’habitacle.

L’Outback Wilderness continue d’être une bonne routière et d’offrir l’un des meilleurs systèmes à quatre roues motrices ainsi qu’un volume de chargement spacieux, même si elle est devenue un VUS.

Subaru Outback Wilderness 2026 - compétiteurs

  • - Ford Bronco Sport
  • - Honda Passport TrailSport
  • - Jeep Wrangler
  • - Toyota 4Runner / Crown Signia
Photo : G.Goyer
Photo : G.Goyer
Photo : G.Goyer
Photo : G.Goyer
Photo : G.Goyer
Photo : G.Goyer
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