Volvo envisage le retour des berlines et des breaks aux États-Unis Ce revirement par rapport aux récentes décisions découlerait d'une volonté de miser sur le côté branché associé aux voitures traditionnelles et aux familiales.

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Opérant un virage par rapport à sa récente stratégie axée exclusivement sur les VUS, Volvo envisagerait de ramener des berlines et des familiales dans les salles d'exposition américaines, sous forme électrique. Et nous y ajouterons l'espoir habituel, bien que teinté de prudence, que le constructeur suédois inclue également les salles d'exposition canadiennes dans ses plans.

Ce changement potentiel intervient à peine un an après que le constructeur suédois a radicalement retiré les voitures de tourisme de sa gamme américaine. Rappelons en effet que la marque a abandonné la berline S90 en 2025 et retiré ses dernières familiales, les V60 et V90 Cross Country, au début de l'année 2026.

Maintenant, Volvo vise des débuts en 2028 pour une paire de véhicules électriques de taille intermédiaire. Comme ces modèles sont déjà en cours de développement pour le marché européen, leur homologation pour les routes américaines devrait être une tâche relativement simple. Et c'est bien sûr là que réside l'une des réserves concernant le Canada, qui possède ses propres exigences réglementaires.

Tirer parti d'une architecture de nouvelle génération
La berline et la familiale électriques proposées feraient probablement renaître les appellations familières des séries 60 ou 70 de Volvo. Les deux véhicules reposeraient sur la plateforme de pointe SPA3 de 800 volts de l'entreprise, la même architecture de nouvelle génération qui soutient le futur multisegment électrique EX60.

Cette configuration à haute tension garantit des capacités de recharge rapide et des configurations de moteurs flexibles. Pour séduire les acheteurs actifs, une version familiale surélevée et robuste, la Cross Country, est également sérieusement envisagée.

Photo : D.Boshouwers
Volvo V90 2020

Une adéquation stratégique avec la marque
Bien que les VUS continuent de représenter plus de 80 % du marché américain, les véhicules plus bas offrent une aérodynamique supérieure, ce qui se traduit par une meilleure autonomie et une plus grande efficacité sur autoroute. Mais on parle là d’un fait connu depuis longtemps, alors pourquoi ce changement d'avis aujourd'hui ?

Parce que, à l'instar d'autres constructeurs, Volvo entend de la part des jeunes acheteurs qu'ils veulent autre chose que ce que conduisent leurs parents. En d'autres termes, ils recherchent des alternatives « contre-culturelles » aux VUS lourds et surdimensionnés avec lesquels ils ont grandi. Les familiales et les berlines étant profondément ancrés dans l'héritage de Volvo, la marque est idéalement positionnée pour s'emparer de ce créneau émergent.

Des attentes modestes
Volvo garde des attentes de ventes réalistes, projetant des volumes annuels combinés d'environ 10 000 unités. Surtout, les prix devraient débuter dans la tranche inférieure des 50 000 $ US. Ce n'est pas exactement « abordable », mais pour les jeunes acheteurs qui ont les moyens d'accéder aux catégories haut de gamme, cela reste « raisonnable ».

Il est certain que les concessionnaires Volvo en difficulté seront ravis d'avoir un produit nouveau, élégant et excitant à proposer aux clients pour les aider à accroître leur part de marché. Il convient également de rappeler que la récente décision d'interdire Polestar sur le marché américain laisse un vide un peu plus grand sur le marché des berlines électriques. Or, il se trouve que Polestar et Volvo appartiennent toutes deux au géant de l'automobile chinois Geely …