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La CVC se prépare à être questionnée par les investisseurs

La CVC se prépare à être questionnée par les investisseurs

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D'après GMM

Le Financial Times rapporte que les investisseurs veulent demander des comptes à la CVC, lors de la prochaine réunion en septembre, pour l'affaire de corruption.

Soucieux de cette affaire de commission entre Bernie Ecclestone et Gerhard Gribkowsky, un « grand investisseur européen » confirme qu'il va poser plusieurs questions lors de cette assemblée.

Un autre s'attend à ce que le bureau de la CVC, détentrice des droits commerciaux de la F1, soit « bombardée » de questions.

« Tout grand investisseur impliqué garde cette affaire dans le radar et veut obtenir des réponses à deux questions : étiez-vous informé d'un quelconque versement de commissions, et si non, qu'avez-vous changé dans la compagnie après l'avoir découvert ? », explique l'investisseur anonyme.

Le Financial Times explique que les actionnaires sont particulièrement intrigués sur comment cette affaire a été gérée par Donald Mackenzie, le dirigeant de la CVC.

Bernie Ecclestone and Donald Mackenzie

« Un des plus grands groupes d'investissement privé aurait dû changer les gestionnaires de la F1 et aurait dû communiquer ouvertement », affirme la source.

Cette affaire de corruption pose beaucoup de questions sur la légitimité de l'achat des droits commerciaux il y a cinq ans par la CVC, auprès de la banque BayernLB.

Stephan Winkelmeier, responsable des opérations financières de la banque allemande, insiste que la transaction a été auditée.

« Jusqu'à maintenant, les vérifications n'ont révélé aucun problème et ont démontré que la vente a été menée clairement, en accord avec les règlementations bancaires et à un prix de marché », explique Stephan Winkelmeier.

Cependant l'ancien propriétaire, Constantin Medien, a engagé une poursuite juridique, clamant que les droits étaient sous-estimés au moment de la vente à la CVC.

De son côté, Bernie Ecclestone insiste auprès du journal The Independant que la CVC a payé « un très bon prix » et laisse entendre que Constantin Media espère une solution amiable hors du tribunal.

« Ils n'ont pas acheté des parts sous-évaluées, c'était plutôt le contraire... quatre ou cinq personnes avaient émis des offres beaucoup plus basses... cela aurait provoqué une grande débâcle avec les équipes », explique Bernie Ecclestone.