Envoyé par sproutchu
Non, mon vrai prénom n'est pas Sproutchu, mais Thierry. Il y a maintenant 24 ans, presque 25, je naquis dans un hôpital de Montréal Nord dont le nom m'échappe. Non contents de m'élever parmi les scélérats de la banlieue lavalloise, mes parents décidèrent qu'il vallait mieux pour moi de vivre parmi les chevreuils et les castors. Mont-Laurier serait donc ma terre d'accueil pour les 15 années suivantes de mon existence. Mont-Laurier... Capitale, sinon mondiale, certainement nationale des coiffeuses, avec un ratio de deux salons par habitant au bas mot. Et je ne parle même pas de l'exode vers la banlieue de la ville, le ratio augmente de jour en jour. Quant aux concessionnaires automobiles, ils font office de décoration du boulevard principal (qui se trouve à être la 117 pour les 2 personnes que ça peut intéresser).
Vinrent, enfin ! les études universitaires. Je revins à la mère patrie, Laval. (petite parenthèse, pour les amateurs de sensations fortes et de l'étrange, lisez Laval à l'envers...) J'entamai, non sans peine, des études qui, aujourd'hui, sont sur le point d'aboutir. Il était temps d'ailleurs. Vous n'en avez rien à foutre, je m'en doute, mais lesdites études se font aux HEC. "Un jeune fendant de futur aristocrate capitaliste de mes deux d'anti-syndicaliste à la mord-moi-l'noeud de patron de business qui pense qu'à lui et ses profits gros naze on va te défoncer la tronche, etc." Je sais, je sais, c'est un peu la réputation de l'école. Laissez-moi vous dire que c'est pas surfait comme réputation d'ailleurs ! Parlons-en.
On qulifie trop souvent les HEC d'école de formation néolibérale. Ce n'est que trop vrai, mais tous ses étudiants ne sont pas de la même trempe. J,ai fait un tour à l'UQAM, et là aussi, on trouve des enfoirés de futurs emmerdeurs de patron sans conscience. Oui oui ! Mais aux HEC, on peut dire impunément qu'on est là pour faire de l,argent plus tard, parce que c'est notre but dans la vie et que tout le reste, on n'en a rien à cirer. Non, je ne suis pas sorti de ce moule, ni plusieurs autres étudiants d'ailleurs. Mais lesdits morons de capitalistes, lorsque je les vois aller, vous savez ce que j'ai envie de faire ?