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La presse générale, tant écrite qu’électronique, a été subjuguée par l’annonce de la résurrection de la Camaro à Oshawa.
Et dans plusieurs cas, on en a profité pour proclamer la renaissance de la “muscle car”. Depuis quand une Camaro est-elle une”muscle car” ?
J’étais là en 1964 lorsque la première Pontiac GTO lança la catégorie des “muscle cars”. Et j’étais là lorsque, presque en même temps, la première Mustang a lancé la catégorie des “pony cars”.
La Camaro est un membre en règle de cette seconde catégorie, qui finirait par regrouper des véhicules tels les Plymouth Barracuda, Pontiac Firebird, Mercury Cougar, Dodge Challenger et AMC Javelin.
D’après les normes de l’époque, il s’agissait de voitures “compactes”, affichant un penchant sportif axé plus sur les performances générales (ce qui incluait la tenue de route) que sur la force brute. Toutes les “pony cars” offraient un moteur V8, mais il s’agissait essentiellement de moteurs à petit bloc. Côté performances, la crédibilité de ces machines s’appuyait initialement sur la compétition en circuit routier.
Les “muscle cars” étaient des voitures plus grosses, en fait des intermédiaires, dotées d’un V8 à gros bloc dont la cylindrée tournait typiquement autour des 400 pouces cubes (6,6 litres) et plus. En plus de la GTO, cette catégorie comprenait les Chevelle SS 396, Dodge Super Bee, Plymouth Roadrunner et autres.
Leur raison d’être était de briller sur une piste d’accélération, pas sur un circuit routier ou même une route sinueuse. Il s’agissait de missiles forts en couple, impatients à être propulsés en ligne droite.
J’admets que la différence entre les catégories a perdu de sa netteté avec les années. À la fin des années 60, de nombreux “pony cars” ont hérité d’un moteur à gros bloc, devenant du coup beaucoup plus à l’aise sur une piste de drag que dans des virages.
Mais il s’agissait d’une aberration, d’une altération de leur nature qui définissait le concept “pony car”, et non celui du “muscle car”.
C’est du moins ce que prétend le vieux grincheux que je suis.