Ça va, c'est une Charger

Dodge Charger R/T 2012 : essai routier

Dodge Charger R/T 2012 : essai routier
Parfois, on ferme les yeux sur certaines choses, ou on les accepte, simplement parce qu’on le veut. Si je suis chez un ami et que son chat fait des steppettes sur la table à dîner, je déplore son sens douteux de l’hygiène. Mais si jamais vous venez faire un tour chez moi, vous découvrirez mes deux boules de poils en train de se prélasser sur la table, l’un se léchant tranquillement une patte, l’autre se grattant frénétiquement l’oreille. J’adore mes minous, et chez moi ils sont rois.

Dodge Charger R/T 2012 vue 3/4 avant
Tel qu’essayée, ma R/T Road/Track avec ensemble Super Piste coûtait un peu plus que 44 000 $. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.com)

C’est un peu la même chose pour les autos. Par exemple, la banquette arrière de la Porsche 911 serait parfaitement inacceptable dans tout autre modèle. On ne tolérerait jamais les lignes de vue et la visibilité générale tout à fait exécrables du MINI Coupé ailleurs. La Dodge Charger est arrogante, grosse, brute et effrontée, quatre adjectifs qu’on ne devrait jamais, en théorie, coller à une belle voiture.

Qu’y a-t-il dans un nom?
La Dodge Charger, c’est tout ça et bien plus. Et ça va comme ça. Il s’agissait d’un de mes modèles pleine grandeur préférés en 2006, année où elle est remontée sur scène. Contrairement à la Challenger, Chrysler ne nous a pas fait patienter 73 ans et endurer 219 concepts avant de nous présenter la vraie de vraie. La voiture avait tout ce qu’on nous avait promis : silhouette musclée, comportement civilisé, confort, convivialité. Elle n’avait peut-être pas l’air aussi dure à cuire qu’on l’aurait aimé, mais Chrysler a pansé les bobos nécessaires et retenu tous les bons éléments du modèle original.

Depuis ses tout débuts, la Charger rime avec performances, panache et plaisir de conduite. On a très possiblement oublié l’idée générale derrière la Charger dans les années 80, mais je vendrais mon âme pour une Shelby Charger GLHS! La cuvée actuelle mêle fabuleusement le classique et le contemporain, présentant tous les bons angles et plis et, surtout, la gueule menaçante si importante.

En effet, en matière de berlines sport américaines, la Charger est celle qui s’approche le plus de la perfection esthétique. Seuls les feux arrière me laissent un peu de glace, mais seulement la nuit et seulement quand j’en suis une : les vingt-mille DEL sont beaucoup trop brillantes, voire éblouissantes. Mais si vous la conduisez, aucune raison de vous en inquiéter,…

Dodge Charger R/T 2012 vue 3/4 arrière
Depuis ses tout débuts, la Charger rime avec performances, panache et plaisir de conduite. (Photo: Sébastien D'Amour/Auto123.com)

Par Mathieu St-Pierre,

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