Kia Sportage HEV 2026, essai à long-terme, 3e partie : le look et la conduite Auto123 met à l’essai à long terme le Kia Sportage HEV 2026. Voici le troisième volet.

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Auto123 met à l’essai à long terme le Kia Sportage HEV SX 2026, utilitaire compact à moteur hybride et à rouage intégral. Voici le troisième volet de quatre.

Dans ce troisième chapitre sur le Kia Sportage HEV 2026, nous nous attardons sur son look (réussi) et à son comportement routier (autant réussi).

Partout où il passe, le Kia Sportage promeut le plus récent langage stylistique concocté par ses designers. Ces derniers ont baptisé « Opposés réunis » leur plus récente trouvaille. Concrètement, qu’est-ce que ça signifie lorsque vous détaillez l’utilitaire compact coréen ? Quels sont ces contraires que les créateurs de carrosserie ont sciemment fusionnés ?

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Photo : M.Crépault

En premier lieu, le mariage des rondeurs et des angles. Le Sportage, on le prouvera plus loin, offre un habitacle très spacieux, autant pour les gens que pour leurs bébelles. Or, un véhicule qui veut offrir une capacité maximale de rangement doit éviter les pavillons trop arqués ou les hayons trop tronqués. Ça n’empêche pas le toit du Sportage de courber joliment, juste assez, et lorsqu’il rejoint la lunette arrière, celle-ci reste haute. Le tout confère des épaules carrées au véhicule, et donc de l’espace de rangement à profusion.

En même temps, le Sportage projette des angles. Dans le motif de ses nouvelles jantes (de 17 à 19 po, selon le modèle et la version), dans le dessin des glaces latérales qui flèchent vers l’arrière, et particulièrement en façade.

Signature iconique
Les designers ont encore joué avec les feux de jour à DEL qui encadrent les phares. Sans dénaturer le « nez de tigre » emblématique de Kia, ils ont fracturé le boomerang, un pour créer une filiation avec d’autres modèles récents, tels le Sorento et le EV5 ; deux, pour moderniser le visuel.

Photo : M.Crépault

Quand on aperçoit ces feux (certains les comparent à des crocs), qui brillent comme le sabre laser d’un Jedi, on sait immédiatement à quelle marque on a affaire.

Les boucliers pleins aux deux extrémités et la garde au sol respectable participent à l’impression de robustesse que dégage le Sportage, tandis que l’embossage sophistiqué des flancs adoucit l’ensemble. J’ajoute que mon SX d’essai arborait la nouvelle teinte « bleu héritage » et que tous ceux et celles à qui j’ai posé la question « Aimez-vous cette couleur ? » ont répondu par l’affirmative.

Force zen
Juste avant de prendre possession du Sportage hybride, un collègue m’a mis en garde : « Je l’ai trouvé trop mou. » Comme je respecte son jugement, je m’attendais à conduire une trempoline. Pourtant, j’ai été agréablement surpris.

Photo : M.Crépault

Ce que mon habile confrère a qualifié de « mou » est devenu « confortable » selon mon lexique personnel.

Je n’irai pas jusqu’à écrire que la conduite du Sportage fait briller le Villeneuve en vous. Ce qui, soit dit en passant, a dû influencer le jugement de mon ami puisque, justement, il est pilote de course dans ses temps libres.

Si ce VUS ne positionne pas la sportivité à l’avant-scène, son confort de roulement s’impose comme sa principale qualité. Je dirais même sa douceur. Pour un utilitaire qui se veut un brin macho, il est amusant de constater à quel point les ingénieurs ont réussi à rendre son comportement sain, quasiment neutre.

Mais cette impression de solidité (correction : ce n’est pas une impression, c’est une certitude) du Sportage joue vraiment en sa faveur. Ainsi, à un moment donné, j’ai stationné le Sportage pour passer plus de 1000 km en trois jours au volant d’un Soul (dont Kia a cessé la production en octobre dernier). Quand j’ai ensuite remis mes fesses dans le Sportage, j’ai été très heureux de retrouver la sensation de confiance que distille le SX HEV.

Photo : M.Crépault

Chacun son rôle
Les jambes de force MacPherson à l’avant et les multibras à l’arrière travaillent à l’unisson pour venir à bout de nos nids-de-poule anormaux qui se métamorphosent en cratères. La direction assistée électriquement n’est pas la plus chirurgicale mais elle demeure engageante, au diapason de la souplesse musclée des éléments suspenseurs.

Le freinage (disques ventilés à l’avant et pleins à l’arrière) opère dans le même registre : sa sensibilité à la pression du pied n’est pas à fleur de pédale mais le résultat s’avère sûr et efficace.

La cabine devient bruyante avec des pneus d’hiver sur chaussée sèche ou alors quand on accélère franchement à l’entrée d’une bretelle d’autoroute. Mais comme l’hybride est plus rapide que le Sportage ICE (232 chevaux vs 187), on ne s’en plaindra pas. Plusieurs vont aussi apprécier la « normalité » de la transmission à 6 rapports, à la traditionnelle et moderne, alors que plusieurs autres hybrides favorisent les boîtes CVT.

Récemment, j’ai noté une infiltration d’air dans le coin supérieur de la glace côté conducteur. Une légère contrariété qu’une retouche au joint d’étanchéité devrait corriger.

Enfin, bien que les froids intenses et la neige des derniers jours ont compliqué la vie de plusieurs automobilistes, le rouage intégral du Kia Sportage SX HEV 2026 lui a permis de se balader entre les camions-remorques renversés et les autos enlisées comme un ours polaire en vacances sur sa banquise.