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Au pays du sport auto, de la vitesse légale... et des saucisses

Au pays du sport auto, de la vitesse légale... et des saucisses

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Je vous écris ces lignes depuis la salle de presse du circuit de Hockenheim en Allemagne, scène de la manche d'ouverture de la saison 2012 du DTM.

C'est quoi ça, le DTM?

C'est un peu comme du NASCAR allemand, avec des bolides Mercedes, BMW et Audi qui ressemblent vaguement aux modèles de série, aux moteurs V8 de 500 chevaux, beaucoup de fibre de carbone et des ailerons. Un truc de fou qui bondit de virage en virage sur les circuits routiers et qui freine de façon phénoménale.

Nous ne sommes que vendredi et déjà le paddock grouille de monde. Oui, de spectateurs qui ont acheté un billet et qui viennent assister à la journée d'essais libres! Tellement de monde que j'ai du mal à marcher du point A au point B. La plupart des billets permettent aux amateurs de pénétrer dans le paddock et rencontrer leurs pilotes préférés. Le monde du DTM est merveilleusement ouvert, même pour nous les journalistes. Demandez, et vous recevrez (presque toujours)! Ça change de plusieurs catégories!

Paddock DTM
Photo René Fagnan/Auto123.com

Le DTM compte deux de nos compatriotes canadiens cette saison : le Québécois Bruno Spengler qui est désormais chez BMW après plusieurs saisons chez Mercedes, et le Torontois Robert Wickens (Mercedes), champion en titre de la Formule Renault 3.5, mais qui, bizarrement, n'a pu occuper le volant de la Marussia F1 cette saison.

Spengler est heureux de son sort. Oui, d'accord, il n'est pas en F1. Mais au lieu de chercher une dizaine de millions de dollars pour disputer une saison en F1 aux commandes d'une voiture de fond de grille, il est pilote d'usine avec un bon salaire et d’excellentes conditions. Combien de nos pilotes peuvent se vanter de jouir de telles conditions? Même Jacques Villeneuve cherche encore des budgets pour courir en NASCAR.

À mon arrivée en Allemagne, je suis allé à Cologne visiter le Toyota Motorsport Group. Je mettrai sous peu en ligne plusieurs vidéos qui vous feront visiter l'intérieur de ces incroyables installations où était logée l'écurie de F1 Toyota.

J'ai donc parcouru 500 km jeudi au volant de ma Opel Astra de location – une voiture compacte fort bien équipée, au petit moteur de 95 chevaux et munie d'une boîte à 6 vitesses. Quel plaisir de rouler sur l'autoroute (la normale, pas la légendaire autobahn) à 140 km/h en toute tranquillité d'esprit. Évidemment, je me suis fait doubler par des pelotons de BMW, Mercedes et Audi qui foncent à plus de 220 km/h! En toute légalité.

Et le plus incroyable est que, de tout mon périple, je n'ai eu à faire qu'un seul arrêt à une intersection! Ici, les priorités, les ronds-points et les feux de circulation gèrent magnifiquement bien le trafic. Pas besoin d'arrêts obligatoires à tous les coins de rues comme chez nous! Les conducteurs sont hyper disciplinés et, je peux vous l'assurer, connaissent parfaitement le code de la route.

Si la vitesse sur une section de l'autoroute est limitée à 100 km/h, vous verrez tous les feux de freinage s'allumer. Les conducteurs vont respecter cette limite. Et ce, sans la présence de policiers ou de radars photos...

Et pour conclure ce blogue, oui, la saucisse de ce midi fut excellente!