Je comprends un peu la clientèle d'avoir fait la moue face à la 4,2. Primo, son prix porte à réflexion et, secundo, son comportement m'a paru aseptisé, au point où l'on ne reconnaît plus l'A6. Loin de régler tous les maux, le moteur V8 prive la voiture de ce cachet bien particulier qui la distinguait de ses rivales. Elle perd non seulement de sa maniabilité mais aussi de sa précision de conduite. Le moteur n'a cependant rien à se reprocher au point de vue des performances. Il est souple, silencieux et remarquablement économe compte tenu de sa puissance (300 chevaux) et de sa cylindrée. La voiture signe un 0-100 km/h en 7,2 secondes tout en se contentant de 11,5 litres aux 100 km. Et sachez que les performances seraient encore meilleures si la transmission automatique à 5 rapports était moins endormie. On sollicite le kick down et on a l'impression que le moteur attend au lendemain matin pour répondre à l'appel.
Évidemment, la traction intégrale combinée à de grosses bottines comme les Dunlop 9 000 P255/40ZR17 qui chaussaient notre A6 4,2 sont de valeureuses alliées au poste de la tenue de route. Malgré tout, en conduite rapide sur route sinueuse, l'A6 2,7T est plus à l'aise et surtout beaucoup plus sportive. Bref, le confort et le silence de roulement de la 4,2 ne remplacent pas pour moi l'agrément de conduite que procure une 2,7T. Si le freinage est impressionnant dans les deux cas, la direction de l'Audi à moteur V8 semble lente et moins précise.





