Délire au volant
À l'arrière, la Série 5 partage ses trains roulants avec l'opulente Série 7. Baptisée « suspension arrière intégrale à 4 bras », elle emploie, comme son nom l'indique, 4 bras par côté; l'un d'eux est le bras dit « intégral », qui relie les bras inférieurs et supérieurs. Ce système règle précisément l'angle de pincement afin d'assurer une maniabilité stable mais très réactive, sans effets indésirables, lors des transferts de poids, tel un relâchement de l'accélérateur dans un virage négocié à haute vitesse.
À l'avant, seule la 540 emprunte la suspension de sa grande s?ur, vu le poids supérieur de son V8. Moins lourdes, les 525 et 530 reprennent la même architecture, mais les détails et les composantes de ladite suspension diffèrent de ceux de la 540. Autre différence : la 540 conserve sa direction à billes, tandis que les deux autres utilisent la configuration à pignon et crémaillère.
Sur la route, ce délire technologique plonge le conducteur... en plein délire, justement : ça accélère, ça freine, ça tourne et ça colle, mes amis ! Il y a de quoi se faire peur, surtout avec la puissante 540. Inutile d'épiloguer, tout se déroule à la perfection, et ce comportement on ne peut plus sportif n'altère en rien le confort exceptionnel de ces berlines. En fait, le plus difficile, après un long trajet, est de s'arrêter et de stationner le véhicule. Tous les prétextes sont bons pour en prendre le volant, et pour la plus banale course au dépanneur du coin, on doit se retenir pour ne pas faire mille et un détours.





