L'automne dernier, alors quelle commençait à envisager l'éventualité de la retraite, Ford l'a nommée première femme vice-président à l'échelle mondiale. Du coup, cette promotion a fait d'elle la deuxième tête dirigeante des opérations canadiennes à atteindre un titre aussi élevé dans la hiérarchie de l'entreprise (son seul prédécesseur dans un tel rôle fut Edsel Ford, à la fin des années 20).
S'il y a une constante dans la carrière de Bobbie Gaunt, c'est bien d'avoir toujours su se trouver au coeur de l'action et d'avoir pu apprécier à leur juste valeur les défis apportés par le changement.
Au plan personnel, le fait d'avoir grandi à Washington, Pennsylvanie, ne l'avait pas particulièrement préparée à envisager une carrière au Canada, «un pays doté de deux langues officielles, dont une que je ne parle pas, avoue-t-elle. Nous avons grandi en prenant pour acquis que le Canada était semblable aux États-Unis. Mais depuis que j'ai déménagé ici (au début de 1997), j'ai découvert un pays et un peuple qui vivent dans une diversité culturelle enrichissante et stimulante.»





