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F1: Ari Vatanen veut arrêter "l'autocratie" de la FIA

F1: Ari Vatanen veut arrêter "l'autocratie" de la FIA

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D'après GMM

Ce samedi, Ari Vatanen a clarifié sa position qui se voudra en total contrast avec l'actuel Président. Il veut arrêter les divisions et répond à quelques questions.


Q: Ari Vatanen, quels sont les grands axes de votre candidature ?

Ari Vatanen: Réconcilier et unifier, pour mettre fin aux divisions. Je ne vais jamais jeter des pierres à Max (Mosley, l'actuel président de la FIA). J'ai toujours eu de très bonnes relations avec lui. Je fais simplement un constat sans appel. La FIA devrait être un terrain d'entente entre les partenaires au lieu d'être un terrain de bataille. Ce n'est pas dans la confrontation qu'on va trouver des solutions.


Q: Comment l'idée de vous présenter vous est-elle venue ?

AV: Je suis un rêveur, dans un sens positif. Je pense sincèrement que je pourrais mettre en oeuvre toutes mes capacités pour la FIA en donnant leur juste valeur à tous les partenaires : les usines, les constructeurs, le karting, le rallye, le tourisme... On commence à défendre la F1 en défendant notre mode de transport. Aux Etats-Unis, l'AAA (American automobile association), qui compte 50 millions de membres, me dit depuis des mois : Ari, il faut qu'on y aille.


Q: Estimez-vous que vos chances de succès sont bonnes ?

AV: Oui, je crois. Cela dit, la décision de me présenter n'est pas déterminée par le fait que je suis convaincu de gagner mais parce que la cause est noble, sans être prétentieux. La FIA mérite un nouveau départ.


Q: Votre position d'homme de terrain vous permettra-t-elle d'avoir les coudées plus franches par rapport aux constructeurs, entre autres ?

AV: Ce n'est clairement pas un handicap d'avoir été dans la commission des transports (du Parlement européen) depuis dix ans, mais de manière très indépendante. Politiquement, j'ai toujours été libre, quitte à aller contre les positions de mon groupe. Je peux dormir tranquillement car j'ai travaillé selon ma conscience.
Je ne vois pas les constructeurs comme un lobby mais comme un partenaire, en proie à des réformes structurelles très pénibles.


Q: Quelle image avez-vous de la F1 et du rallye ?

AV: La F1, comme tous les sports, est un divertissement, qui doit se faire sur des bases saines financièrement. Il ne faut pas diminuer l'attention sur la F1 mais faire plus attention aux autres formes de sport mécanique, le rallye, l'endurance, le rallye-cross... Notre famille est très grande, et sa diversité est notre force.


Q: Comment faire pour que les constructeurs investissent plus dans le rallye ?

AV: Il faut que le ratio qualité-prix soit correct. L'état dans lequel se trouve le rallye aujourd'hui est dommage, et je ne parle pas seulement du WRC.


Q: Quid de vos adversaires ?

AV: Je veux mener une campagne propre. Je ne suis pas contre Max, ni contre Jean (Todt, candidat pressenti), qui est un ami encore plus proche que Max. De toute façon, on ne sait même pas encore qui va se présenter.


Q: Avez-vous déjà reçu des soutiens ?

AV: Oui, oui, oui. Je ne sais pas qui on peut citer, mais vraiment, sans exagérer, oui. Des quatre coins du monde. Mais je ne veux pas donner l'impression d'être trop sûr de moi.


Q: Qu'allez-vous faire maintenant ?

AV: Il faut que je m'entoure de plus en plus de gens, que nous écrivions un programme de campagne, que nous allions voir les personnes physiquement. Nous avons des relais dans les cinq continents, alors on commence à travailler, à mobiliser les gens pour Vatanen. Aujourd'hui n'est que le premier jour de ma campagne.