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F1: Des journalistes blâment la FIA et Jean Todt pour l'affaire du GP de Bahreïn

F1: Des journalistes blâment la FIA et Jean Todt pour l'affaire du GP de Bahreïn

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D’après GMM

Certains journalistes britanniques ont durement critiqué le manque de leadership exercé par le président de la FIA, Jean Todt, durant la saga qui a mené à l’annulation du Grand Prix de Bahreïn.

Lorsque des premières manifestations anti-gouvernementales ont commencé au Bahreïn, Todt, en déplacement en Irlande, a déclaré à des reporters qu’il ne voulait pas « réagir top vite », ajoutant « qu’en ce moment, il n’y a pas de raisons d’être trop inquiété ».

Mais quand les protestataires ont affronté les forces de l’ordre et que les voix se sont élevées pour réclamer l’annulation du Grand Prix, la FIA et Jean Todt sont demeurés silencieux.

Finalement, quand la famille royale du Bahreïn a décidé d’annuler la course lundi, la FIA a publié un communiqué de presse de seulement trois paragraphes, confirmant qu’elle « soutenait cette décision ».

Le communiqué précise aussi que ce sera la FIA qui déterminera si l’épreuve peut être tenue plus tard en 2011.

Un groupe de journalistes n’a vraiment pas été impressionné.

Tom Cary du Daily Telegraph a décrit la situation comme « un manque complet de leadership de la part de l’organisme dirigeant ».

Via Twitter, Kevin Eason du Times a écrit: « Je continue à affirmer que le manque de leadership de la FIA a été incroyable. Où est Max (Mosley) quand vous avez besoin de lui ? ».

Byron Young du Mirror a qualifié le communiqué de presse de la FIA « d’en retard » et « de non pertinent ».

Eason a ajouté : « Un communiqué de presse de la FIA arrive enfin. Ils sont vivants ! ».

Young, qui qualifie la FIA de « pire qu’inutile », ajoute « On peut critiquer Max Mosley pour bien des choses, mais c’était un bon leader. Todt a été l’homme invisible jusqu’ici ».

Cary croit savoir pourquoi Jean Todt et la FIA sont demeurés aussi silencieux et n’ont pas pris position dans cette affaire grave.

Il écrit que Todt possède « des relations assez particulières avec le Bahreïn. La famille royale du Bahreïn possède des liens étroits avec le président de la FIA, Jean Todt ».

Cary ajoute que le deuxième fils du Roi est un membre (influent) du Conseil mondial du sport automobile de la FIA et « qu’il a joué un rôle crucial dans l’élection de Todt au poste de président de la FIA en 2008 ».

Le Britannique ajoute finalement que le Roi du Bahreïn est aussi un « actionnaire de l’écurie de GP2 du fils de Jean Todt, Nicolas Todt ».