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F1: Interview avec Peter Sauber

F1: Interview avec Peter Sauber

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D’après Sauber Motorsport

Il y a de cela cinq jours, cela faisait un an pile que Peter Sauber rachetait de BMW l’écurie de Formule 1 qui porte son nom. Aujourd’hui, il porte un regard sur la saison 2010.

Question : Avez-vous déjà regretté d’avoir repris le contrôle de l’écurie ?

Peter Sauber : « Non, jamais. Et je ne le ferai jamais, même si je savais pertinemment que ce serait très difficile de la conserver en vie. Mais si je n’avais pas plongé tête baissée, je me serais toujours demandé pourquoi. Mais nous avons résolu un problème après l’autre et après un an, nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli ».

Question : Le début de saison a été très décevant. Qu’est-ce qui vous traversait l’esprit à ce moment-là ?

Peter Sauber : « C’était difficile, pas de doute là-dessus. Non seulement la voiture était lente, mais aussi très peu fiable, ce qui n’était pas habituel pour nous. Nous avons aussi été malchanceux. Ce n’était pas juste ennuyeux pour nous, cela a grandement perturbé nos pourparlers avec des commanditaires potentiels ».

Peter Sauber - 40 ans de sport automobile (Photo: Sauber Motorsport)

Question
: Puis, après Valencia, les choses se sont soudainement améliorées. Qu’est-ce qui a provoqué le déclic ?

Peter Sauber : « En avril, James Key a pris le poste de directeur technique. Il a accompli beaucoup de travail en très peu de temps. Lui et son équipe ont mis le doigt sur les problèmes de la C29 et ont établi un plan pour les corriger. Nous avons effectué les modifications requises. Après n’avoir compté qu’un seul point en huit courses, nous en avons enregistré 36 au cours des huit suivantes, dont sept dans les derniers trois Grands Prix. James a aussi modifié l’organisation de l’équipe ».

Question : Vous vous êtes séparé de Pedro de la Rosa avant la course de Singapour en faveur de Nick Heidfeld. Cela a-t-il été une bonne décision et la reprendriez-vous ?

Peter Sauber : « Oui, je le referais. Nous étions dans la situation délicate où nous ne pouvions pas quantifier nos progrès. Nos deux pilotes étaient nouveaux dans l’écurie. Nous ne les connaissions pas très bien et nous ne savions pas le potentiel de la voiture. Nous manquions un repère fiable. Nous avons travaillé avec Nick durant plusieurs saisons, et il a pu nous aider à quantifier les progrès accomplis ».