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F1: Le spectacle continue mais la F1 pense à Jules Bianchi

F1: Le spectacle continue mais la F1 pense à Jules Bianchi

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Adapté de GMM

Le petit monde de la Formule 1 a couvert les 8000 kilomètres entre Suzuka et Sotchi, cependant Jules Bianchi reste bien présent dans tous les esprits.

Comme ce fut le cas avec Michael Schumacher l'hiver dernier, tout le monde se tourne vers les experts pour tenter de mieux comprendre la situation dans laquelle se trouve le pilote français.

La famille Bianchi a confirmé mardi soir que Jules souffre d'une « lésion axonale diffuse » après avoir heurté l'engin de dépannage sur le circuit humide du grand prix du Japon.

Ferrari a envoyé un professeur en neurochirurgie sur place, Alessandro Frati, et le célèbre professeur Gérard Saillant a aussi effectué le déplacement au Japon, afin de faire un lien entre la famille et le corps médical japonais.

Très critique sur la façon dont la famille Schumacher avait géré et retenu les informations concernant les blessures de l'Allemand, Gary Hartstein écrit dans son blog : « J'espère qu'ils comprennent combien nous sommes reconnaissants pour leur courage de nous parler à travers un simple communiqué de presse honnête ».

Interrogé si les deux professeurs envoyés d'Europe peuvent faire quelque chose pour Jules Bianchi, l'ancien médecin en chef répond dans 20minutes.fr : « Rien, je pense qu'il (Professeur Saillant) est davantage là pour un soutien moral, parce qu'il était aussi là en 2010, après son grave accident en GP2, en Hongrie. Il (Professeur Saillant) n'a plus effectué de chirurgie depuis des années et sa spécialité est les blessures de la colonne vertébrale ».

F1 Marussia Jules Bianchi
Jules Bianchi, Marussia. (Photo: WRi2)

Cependant le communiqué de la famille Bianchi a déclenché une vague de spéculations sur la signification exacte des termes médicaux.

Consultant sur les sujets de santé pour la chaîne français BFMTV, Alain Ducardonnet explique : « C’est la conséquence même d’un traumatisme crânien. Lorsqu’il y a un choc brutal, la partie osseuse va s’arrêter brutalement, alors que le cerveau continue avec l’énergie cinétique. On a donc un système de flux et de reflux qui va créer au niveau de la substance cérébrale des étirements, des cisaillements et des petites hémorragies. En gros, le cerveau a été soumis à une forte contrainte. Il n’y a pas ce qu’on pouvait espérer, c’est-à-dire un hématome en dehors du cerveau. Et on va donc encore avoir cette attente absolument interminable de savoir si ces lésions peuvent se cicatriser et surtout si elles ne vont pas laisser des séquelles irréversibles »,

Beaucoup demandent une modification immédiate des règles de sécurité en Formule 1, parlant même de toit sur les monoplaces.

Gary Hartstein remarque : « Le fait que Bianchi soit encore vivant démontre combien les F1 sont sûres aujourd'hui. Je pense que la Formule 1 a atteint un niveau de sécurité très élevé. Mais il est clair que n'importe quelle chose peut toujours être améliorée ».

Gravement accidenté à la tête à Adélaïde en 1995, Mika Hakkinen commente après l'accident de Jules Bianchi que les cockpits fermés ne sont pas à exclure.

« Si ça peut sauver des vies, nous devrions étudier toute option qui réduit encore les risques », de dire le double champion du monde sur la chaîne Servus TV.

Speed Week rapporte que les rumeurs voulant que les autorités japonaises aient saisi les équipements de Marussia pour enquête, avant la Russie, ne sont pas vraies.

En revanche, à quelques jours du week-end de Sotchi, aucune information n'est donnée si l'équipe Marussia participera au grand prix de Russie, après cet accident de Jules Bianchi.