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Février, c'est le Daytona 500

Février, c'est le Daytona 500

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Tous les ans, fin février, c'est le traditionnel début de saison du stock-car américain avec la présentation du Daytona 500.

Je dois avouer que je n'y ai assisté qu'une seule fois. C'était en 1998, l'année où le légendaire Dale Earnhardt père a remporté sa première, et seule, victoire sur le superspeedway de Floride.

Je n'étais pas un fervent amateur de NASCAR, mais ce jour-là, j'étais vraiment heureux et surtout ému d'être sur place, au froid dans les gradins, pour voir Dale Senior enfin gagner la plus importante course de la saison après 19 essais infructueux.

Plus on regarde des courses de NASCAR, plus on comprend ce qui s'y passe et qu'on apprécie ce style de course automobile. Oui, ça change beaucoup de la Formule 1, de l'IndyCar ou des autres catégories disputées sur circuits routiers.

Le stock-car est un monde à part. Les voitures sont uniques, les pilotes sont différents, l'environnement est électrisant et la foule qui assiste aux spectacles est, disons, colorée. Oui, ça change réellement de la F1.

Nascar
Photo: Getty Images pour NASCAR

Les détracteurs du NASCAR clament que les courses se limitent à des processions de voitures archaïques dépourvues de toute technologie.

C'est probablement vrai, mais combien d'amateurs de sport automobile plus expérimentés (je refuse d'écrire le mot 'âgés'...) vous diront que leurs meilleurs souvenirs sont habituellement liés à des bolides extrêmement basiques comme les Shadow de Can-Am, les Matra du Mans ou les Lancia de rallye mondial.

Qu'on aime ou pas le stock-car, effectuer un pèlerinage à Daytona doit faire partie de la vie d'un véritable amateur de courses automobiles. La vue de ces monstres de 3500 livres, propulsés par des V8 de près de 800 chevaux et filant à 315 km/h me donne encore des frissons.

J'avoue toutefois que le format des courses NASCAR est un peu trop long. D'ailleurs, des pilotes, propriétaires d'écuries et de pistes commencent à dire aux dirigeants de NASCAR que certaines épreuves durent beaucoup trop longtemps.

Selon moi, le Daytona 500, c'est 490 milles de stratégie, et 10 milles de vraie course!

À notre époque dominée par l'Internet, les choses doivent durer moins longtemps et être plus intenses afin de parvenir à attirer l'attention des téléspectateurs en général.

À ce titre, le format des Duels de Daytona, à seulement 60 tours, est très intéressant. Le NASCAR n'est pas encore un monde parfait, mais il fait des efforts.