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Le retour en force du turbo

Le retour en force du turbo

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En 1996, j'ai acheté ma première voiture à moteur turbo : une Mazda MX-6 GT 1989. Avant ça, je conduisais l'ancienne Mazda 626 LX 1985 de mon père, animée par un quatre-cylindres de 2,0 L développant un maigre 85 chevaux. Le moteur turbo de 2,2 L de ma MX générait quant à lui 145 chevaux et 190 livres-pied de couple. Méchante différence!

J'ai joué avec les systèmes d'admission et d'échappement pour finalement en arriver, selon mes calculs et mon expérience, à une puissance de plus de 175 chevaux et à un couple dépassant largement les 220 livres-pied – une vraie petite bombe.

Quelques mois auparavant, mon père avait fait l'acquisition d'une MX-6 GT 1991. J'en ai plus ou moins hérité lorsque, des années plus tard, je me suis débarrassé de ma '89. Par la suite, j'ai adopté de vieilles Volkswagen et abandonné les moteurs turbos (mais ça, c'est une autre histoire).

Aujourd'hui, cependant, je vis une nouvelle histoire d'amour : une Volvo au moteur turbo de 2,5 L. Il en va de même pour mon père, d'ailleurs. Et n'oublions pas mon frère, qui conduit une Hyundai 2.0T.

Hyundai Genesis Coupe 2.0T 2010 moteur
Hyundai Genesis Coupe 2.0T 2010 (Photo: Matthieu Lambert, Philippe Champoux/Auto123.com)

À l'époque où je faisais la loi à bord de ma MX-6 GT, j'en croisais très peu de semblables. En effet, durant les années 1990 et le début des années 2000, le nombre de voitures de série à moteur turbocompressé restait bien faible. Il y avait la Subaru WRX (je tuerais pour une bug-eye!), la Volkswagen GTI 1.8T, l'Eagle Talon et la Mitsubishi Eclipse, sans compter les Hyundai Scoupe, Suzuki Swift et Isuzu I-Mark Turbo.

Comme les temps ont changé! De nos jours, une foule de modèles peuvent rassasier les amateurs de turbos – que ce soit chez Chrysler (surtout Fiat), Ford, GM, Hyundai, Kia ou à peu près n'importe quelle marque européenne. Les compagnies japonaises, dont certaines étaient autrefois spécialisées dans ce genre de moteurs, effectueront éventuellement un retour en force.

Le quatre-cylindres de 2,0 L se veut assurément la configuration la plus populaire. Tous les fabricants allemands s'en servent, sauf Mercedes-Benz avec son moteur turbo de 1,8 L. Range Rover l'offre dans son superbe Evoque, Ford fait de même avec ses multisegments et bientôt ses voitures, comme la Focus ST, tandis que Hyundai et Kia le confient respectivement à la Sonata et à l'Optima.

Pourquoi? Eh bien, les manufacturiers insistent sur le côté vert de la chose. Après tout, un moteur turbocompressé de 2,0 L peut générer la même puissance qu'un V6 atmosphérique de 3,5 L et brûler environ 25 % moins de carburant. Pour ma part, tout reste une question de performance.

Amenez-en des turbos!