Mazda envisage de lancer une version plus robuste de son populaire VUS compact, le CX-5. C'est ce qu'affirme Koichiro Yamaguchi, un dirigeant de l'entreprise, qui soit exposait les faits tels qu'ils se discutent au siège social de Mazda, soit lançait un ballon d'essai pour tâter le pouls du marché lors d'un entretien avec le média australien CarSales.
Nous ne pouvons nous empêcher de poser la question : le CX-50 n'était-il pas censé être essentiellement la variante robuste du CX-5 ?
Comme notre collègue Michel Crépault l'écrivait lors d'un essai à long terme du CX-50 il y a quelques années, ce modèle « est conçu pour les passionnés de plein air, pour ceux qui aiment les activités nécessitant des bottes de randonnée, des kayaks, un feu de camp, des vélos, beaucoup de chasse-moustiques et tout l'équipement qui nous rapproche d'une rivière bucolique dans un cadre enchanteur. »
Il est vrai que le CX-50 a cessé d'être produit pour le Canada l'été dernier en raison des lourds tarifs douaniers de rétorsion imposés sur les véhicules fabriqués aux États-Unis et importés ici. Mais le modèle demeure bien vivant dans d'autres marchés. Alors, pourquoi un CX-5 plus robuste ?

Mazda estime peut-être, avec raison, que le CX-50 n'est pas un véritable véhicule tout-terrain. Et comme le marché pour de tels VUS continue de croître, l'idée d'amener une variante du CX-5 dans ce segment est certainement attrayante, compte tenu de la popularité durable du modèle et du fait qu'il vient de recevoir une mise à jour attendue depuis longtemps. Rappelons que le constructeur a vendu plus de 5 millions de CX-5 depuis les débuts du modèle en 2011.
À l'heure actuelle, le segment des VUS compacts « semi-robustes » comprend notamment le Toyota RAV4 Woodland, ainsi que le Honda CR-V TrailSport et le Nissan Rogue Rock Creek. Aucun d'entre eux n'est une bête de franchissement, bien sûr, mais là n'est pas vraiment le but. Ce sont des variantes qui ont l'air un peu plus solides et qui agissent un peu plus fermement, et les clients ont montré qu'ils aimaient le concept. Mazda doit brûler d'envie de se joindre à la fête et doit sentir que le CX-50 n'est pas la solution.
Des efforts devront toutefois être faits pour différencier le 5 du 50, de peur que les deux modèles ne cannibalisent mutuellement leurs ventes.
Quoi qu'il en soit, il ne s'agit pour l'instant que de discussions — un ballon d'essai, comme l'a presque admis M. Yamaguchi, responsable du programme CX-5, en déclarant : « J'aime surveiller très attentivement les commentaires des clients. Nous voulons entendre ce qu'ils ont à dire et écouter attentivement ce que le marché demande. » Il n'a pas oublié d'ajouter que le CX-5 dispose déjà d'un système de traction intégrale éprouvé et avancé qui semblerait tout désigné pour une variante plus aventureuse.




