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Mes moteurs préférés

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Les moteurs.

Pour certains, il s’agit d’amoncellements complexes de bouts de métal qui vivent sous le capot et qui jouent avec de l’huile et de l’essence pour faire avancer la voiture. Pour d’autres, les moteurs ont une personnalité, une âme et même une voix.

Je suis de ces derniers. Et vous aussi sans doute, si vous lisez ces lignes.

Sur ce, je vous offre, mordus de mécanique, ma liste pêle-mêle de récents moteurs absolument sublimes.

Honda K20 : Cette brute de deux litres et 197 ch animait la dernière génération de la Civic Si. Le dernier moteur enragé de Honda, il ne débordait ni de couple, ni de puissance, mais on pouvait le monter jusqu’à 8 000 tours utiles, il produisait de gratifiants effets sonores, et quand le VTEC embarquait, il ne buvait pas trop si on y allait mollo.

Ce que, évidemment, vous ne ferez jamais.

Honda ne fabrique plus ce moteur, mais dans les modèles d’occasion, les jeunes sur internet disent que le K20 adore qu’on lui greffe de nouvelles pièces, et peut développer une beurrée de puissance supplémentaire pour quelques dollars de plus.

Ford V8 5.0L :
Une cylindrée de cinq litres. Une puissance nominale modeste de 412 ch. Une ligne rouge à 7 000 tours. Une conduite spéciale qui diffuse la symphonie de l’admission dans l’habitacle. Dois-je en rajouter?

On ne peut que remercier Ford d’avoir recollé l’étiquette 5.0 sur les ailes de la Mustang. Son nouveau moteur flanque toute une volée.

Subaru Boxer Turbo 2.5L : Du couple, des effets sonores à faire rêver et une marche au ralenti d’enfer sont autant de signes qu’un boxer turbo signé Subaru se cache sous votre capot. Le moulin propulsant la dernière WRX déploie 265 chevaux sans jamais broncher et met le feu au derrière de la machine.

Allez-y doucement, et il ne brûlera pas trop d’essence. Fouettez-le sans pitié, et il vous transformera en ado fringant avec un appétit insatiable pour les clips YouTube de Ken Block.

Nissan VQ37VHR :
Une des familles de moteurs les plus prisées de tous les temps se charge de mouvoir de nombreux modèles Infiniti et Nissan, dont la berline G37xS. Ce moteur ô combien suave offre de la puissance partout, adore monter dans les tours et rugit carrément à l’approche de la ligne rouge à 7 500 tours. Il fonctionne tout aussi bien en conduite décontractée, sans avoir peur de s’exprimer pour autant. Vous devez absolument l’entendre.



BMW N54 :
Le six-cylindres en ligne biturbo de trois litres de BMW, encore utilisé dans les modèles « is », marie la frénésie des hauts régimes au punch turbocompressé de mi-régime, adoucissant le tout d’une couche de raffinement mécanique.

Écoutez sa voix mielleuse et son échappement qui gargouille quand on change de vitesse. En bas de 100 000 dollars, le N54 est un des meilleurs moteurs pour chanter la sérénade aux piétons et autres conducteurs.

Chysler V8 SRT HEMI :
Il est gros, il a soif, il manque de sophistication, c’est vrai, mais le V8 SRT de Chrysler est incroyablement divertissant dans son petit côté habitant. On parle d’un simple arbre à cames, d’un échappement qui rappelle une explosion de feux d’artifice et de la cylindrée d’une caisse de douze grosses cannettes de Budweiser, plus ou moins une gorgée.

Du couple? Assez pour anéantir les pneus. Des chevaux? Une véritable cavalcade. Des « burnout » sur demande? Oh, que oui. Politiquement correct? Pas du tout. Le moteur parfait, quoi!