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SLF: Sébastien Bourdais ne cherche pas à revenir en F1

SLF: Sébastien Bourdais ne cherche pas à revenir en F1

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D'après GMM

Sébastien Bourdais révèle qu'il ne cherche pas à revenir en Formule Un.

Le pilote français avait été évincé de l'équipe Toro Rosso à la mi-saison 2009. Il pilote maintenant en Formule Superleague et pour Peugeot pour Le Mans.

Sébastien Bourdais était arrivé en F1 en 2008, après avoir dominé la série Champ Car américaine, remportant quatre titres.


Un manque d'appui financier l'a privé d'un retour dans une équipe de pointe aux États-Unis et il reconnaît qu'il ne reviendra pas en F1.

"Je crois avoir fait le tour de la question. J'ai 31 ans... je ne vois pas comment je pourrais me retrouver à nouveau dans un baquet de F1. D'autant que ça ne s'est pas très bien passé à l'époque. Si quelqu'un m'offre un volant, pourquoi pas ? Mais personnellement, j'ai arrêté de courir après." explique le Français sur le site internet sports.fr.

Sébastien Bourdais admet que ses relations avec Toro Rosso ont toujours été difficiles, insistant que l'équipe de Faenza voulait "un gars qui pilote et qui se tait".

"Tout est parti d'une grosse incompréhension avec Toro Rosso. Dès le premier test, alors que rien n'était signé, je leur ai fait comprendre qu'ils perdaient leur temps, et moi aussi, s'ils avaient l'intention de me laisser une telle voiture dans les mains. À l'époque, on m'a assuré que je faisais du bon boulot et qu'on avait besoin de mon expérience. En fin de compte, ils avaient juste besoin d'un mec qui ferme sa gueule et aligne les tours. Ils ne décidaient pas du développement de la voiture ni des orientations techniques. Du coup, ça s'est fini comme ça devait se finir. C'était écrit d'avance. Même si je me demande encore aujourd'hui pourquoi ils ont fait appel à moi. Maintenant, je n'ai pas de regrets. J'en aurais eu si je n'avais pas tenté l'expérience," explique Sébastien Bourdais.

Interrogé si l'expérience n'avait pas été frustrante, le Français répond : "Non, je n'ai ni frustration, ni amertume. Juste de l'incompréhension. Surtout par rapport à ce qui s'est passé lors du dernier week-end, lorsque mon père m'a appelé alors que je venais d'atterrir à Francfort pour me dire que les médias sur internet annonçaient ma rupture de contrat... Je l'ai appris comme ça, et de la part d'une telle structure, aussi carrée, j'avoue que ça m'étonne encore".

Lié à une place vacante chez Renault durant l'intersaison, Sébastien Bourdais dément avoir eu des discussions avec Éric Boullier.

"Non, je n'ai eu aucun contact. Je connais très bien Éric Boullier, qui est un ami, et nous n'en avons même pas parlé. Renault avait besoin d'un pilote susceptible de lui ramener des sous, je ne suis jamais entré dans leurs plans. J'espérais que Romain (Grosjean, ndlr) soit conservé. Nous avons de nombreux pilotes de talent en France mais notre économie est telle qu'il est difficile pour un pilote de trouver des soutiens financiers. Et, les places, hélas, sont rares et chères en F1," de conclure Sébastien Bourdais.