La nouvelle court sur le Net et elle concerne une mesure qui devait entrer en vigueur demain, le 1er février ; les tarifs de 25 % prévus sur tous les produits canadiens entrant aux États-Unis.
Selon l’agence Reuters, l’échéancier aurait été repoussé au 1er mars. Sauf que sur
le coup de 13 h 15 vendredi, la porte-parole de la Maison-Blanche, Caroline Leavitt, annonçait que les tarifs doivent toujours entrer en vigueur demain.
Considérant le caractère imprévisible de ce qui se passe au 1600 avenue Pennsylvanie à Washington, on se doit d’être prudent. On vous informe seulement sur la situation à l’heure actuelle.
Selon ce que rapporte Reuters, qui cite comme sources trois personnes au fait du dossier, le président Trump prévoira un processus permettant aux pays de demander des exemptions précises pour certaines importations.
Les sources, qui ont demandé à ne pas être identifiées, car elles ne sont pas autorisées à s’exprimer publiquement sur le sujet, ont déclaré qu’elles n’avaient pas de détails sur le taux final des droits de douane, mais ont noté que Trump a toujours dit qu’il prévoyait d’imposer un droit de douane de 25 % sur les importations en provenance des deux pays dès samedi (1er février).
Du côté de l’industrie automobile, si les tarifs sont reportés, on va pousser un soupir de soulagement, du moins pour le moment. Le secteur est susceptible d’être gravement impacté si des droits de douane le touchaient, au point où cela pourrait sérieusement perturber la production automobile.

Une vision de l’industrie
Linda Hasenfratz, présidente de Linamar, le deuxième plus grand fournisseur de pièces automobile au Canada, a déclaré cette semaine que l’industrie automobile nord-américaine s’arrêterait presque immédiatement si le président Donald Trump mettait en place des tarifs douaniers élevés sur tous les produits en provenance du Canada et du Mexique.
« Si, en effet, 10 % ou 25 % sont imposés, ou, à mon avis, presque n’importe quel tarif en matière de droits de douane sur les pièces automobiles qui traversent la frontière, je pense que nous cesserons assez rapidement de fabriquer des véhicules en Amérique du Nord. Parce que personne ne peut absorber ce genre de coût. Je dirais qu’il ne faudra pas plus d’une semaine pour que la production s’arrête. Vous ne pouvez pas fabriquer une voiture si vous n’avez pas toutes les pièces », a-t-elle confié au site Automotive News.
Linamar, dont le siège social se trouve à Guelph, en Ontario, exploite 24 usines au Canada, 6 au Mexique et 17 aux États-Unis. Certaines de ses pièces automobiles traversent la frontière jusqu’à sept fois avant que le véhicule qu’elles servent se retrouve dans l’entrée de garage d’un propriétaire », a déclaré Linda Hasenfratz.
Les droits de douane ne feront qu’augmenter le coût des véhicules finis, précise-t-elle.
Du côté des autorités canadiennes, on mentionne qu’on est prêt à réagir.







