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Touring canadien: En course au Grand Prix de Trois-Rivières (+photos)

Touring canadien: En course au Grand Prix de Trois-Rivières (+photos)

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Notre collaboratrice Marie-Laurence Paquin a de nouveau enfilé sa combinaison et son casque pour participer à la course du Championnat de touring canadien aux commandes d’une Mazda 2 de la catégorie B-Spec.

Elle nous raconte ici son aventure.

Une chance inouïe
Lorsque le directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières t’appelle pour t’offrir un volant… il est difficile de contenir sa joie! J’ai hésité pendant environ une demi-seconde avant d’accepter.

Ma dernière participation au GP3R remontait à 2004, alors que j’effectuais la saison complète en Formule 1600.

Mazda 2 CTCC GP3R
Marie-Laurence Paquin dans la Mazda 2. (Photo: Sylvain Lachapelle)

Cette année, c’est au volant d’une Mazda 2, dans la catégorie B-Spec de la série Canadian Touring Car Championship (CTCC), que j’ai pu regagner ce mythique circuit.

Cette catégorie met en scène des bolides de type sous-compact, comme les Honda Fit ou Mazda 2, par exemple. Aucune modification n'est permise au moteur, qui développe environ 100 chevaux. Seuls l'amélioration des freins et des suspensions, en plus de l'ajout d'une cage protectrice et autres éléments de sécurité, sont tolérés. Avec cette puissance, chaque petite erreur coûte très cher!

Pour Opération Enfant Soleil
En plus d’être un beau défi, courir au Grand Prix servait à amasser des fonds pour l’organisme Opération Enfant Soleil. Le pari a été réussi : plus de 1200 $ ont été accumulés, en grande partie grâce aux efforts d’Annie-Soleil Proteau, animatrice au réseau TVA.

Cette Mazda médiatique était partagée entre le chroniqueur Carl Nadeau, qui a pris le départ le vendredi soir, et moi-même qui prenais part à la compétition du dimanche matin. Malheureusement, dû à un bris de la colonne de direction, notre voiture a terminé sa première course dans le mur, à quelques tours de la fin. J’ai eu bien peur de ne pas avoir la chance de la conduire à mon tour.

L’équipe Groupe Vincent compétition a accompli un travail phénoménal pour remettre l’auto sur pied à temps pour les qualifications du samedi matin. Ils ont littéralement travaillé toute la nuit.

Une séance de qualification pour apprivoiser l’auto
Cette qualification constituait mon retour sur le circuit de Trois-Rivières, après une pause de 9 ans, avec cette toute nouvelle voiture que je n’avais pas encore apprivoisée. Tour après tour, je m’appropriais la voiture, je comprenais comment l’amener à sa limite et mes temps s’amélioraient.

Mazda 2 CTCC GP3R
En lutte contre la MINI d'Alain Lauzière. (Photo: Paolo Pedicelli)

Seulement 4 voitures étaient inscrites dans la catégorie B-Spec pour le GP3R. Je me suis qualifiée 4e, sans grande surprise, compte tenu des circonstances : je me battais contre des pilotes ayant passé une saison complète au volant de leur bolide. J’étais tout de même confiante pour la course du lendemain.

Un dépassement dès le départ
Et le grand jour est arrivé. Au départ de cette finale, je me suis collée à celui s’étant qualifié 2e. J’ai réussi à me glisser en 3e position dès la 1re courbe. Les voitures de Super Touring et de Touring s’élançaient aux avant-postes, créant ainsi beaucoup de circulation.

Un ralentissement important a eu lieu sous la porte Duplessis lors de ce 1er tour. J’ai freiné tellement fort pour éviter de les emboutir que j’ai dû rétrograder en 1re vitesse, ce qui est tout à fait anormal. Ensuite, lorsque j’ai voulu passer le 2e rapport, mon pied a glissé et ma vitesse ne s’est pas bien engagée. Celui que j’avais pu dépasser à la courbe précédente, Alain Lauzière, a repris la position.

Plusieurs tours derrière la voiture de sécurité
Je le suivais de très près pendant les quelques tours précédant la 1re neutralisation causée par un incident. À la relance, un autre contact plus important cette fois, s’est produit entre 2 pilotes de la catégorie Touring. Il a fallu au moins 6 tours derrière la voiture de sécurité pour permettre aux officiels de libérer la piste.

Si bien que lors de la 2e relance, il ne restait que 7 minutes à cette épreuve d’une durée de 30 minutes. Je m’efforçais à reprendre la 3e position sur Alain Lauzière, mais en vain. J’ai donc terminé cette course, très longuement neutralisée, en 4e position.

J’aurais souhaité offrir un podium aux jeunes d’Opération Enfant Soleil et à l’équipe Groupe Vincent compétition, ce qui aurait bien récompensé leurs efforts.

Mon expérience reste tout de même très positive. J’ai profité de chaque minute et j’ai déjà hâte à la prochaine fois!


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