Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Vers la fin de la Formule 3 Euroseries ?

Vers la fin de la Formule 3 Euroseries ?

Par ,

La F3 Euroseries, passage obligé des futurs pilotes de Formule 1 depuis 2003, pourrait cesser ses activités à l’issue de cette saison 2010.

On supposait bien que l’arrivée de la série GP3, dans un contexte économique déjà difficile, ferait de l’ombre à la Formule 3 Euroseries.

De fait, l’Eurosérie fait déjà pâle figure à l’orée de cette saison 2010, avec seulement cinq écuries inscrites, et à peine plus d’une douzaine de pilotes confirmés aujourd’hui.

Plusieurs formations ont quitté la F3 Euroseries pour le GP3, et d’autres sont restées, mais en réduisant considérablement leur effectif (ART, par exemple).

Podium du Masters à Zandvoort avec Adrian Sutil, Lewis Hamilton et Lucas di Grassi, tous en F1 aujourd'hui. (photo: F3 Euroseries)

La domination sans partage depuis 2004 de cette même formation ART (propriété de Frédéric Vasseur et de Nicolas Todt), largement soutenue par Mercedes, a d’ailleurs refroidi les autres écuries au fil des saisons. Les grilles de départ ont fondu comme neige au soleil!

De fait, des rumeurs indiquent que la DMSB, la fédération sportive allemande, souhaiterait revenir à un championnat national de haut niveau. La F3 Euroseries était, rappelons-le, née de la fusion des championnats français et allemand en 2002.

Ce risque de disparition d’une formule ayant révélé de nombreux pilotes ayant depuis accédé à la Formule 1 (Lewis Hamilton, Sebastian Vettel, Robert Kubica, Nico Rosberg, Timo Glock et Adrian Sutil, notamment) confirme un contexte délicat, qui voit également la disparition (temporaire ?) de la Formule Atlantique nord-américaine, et de gros doutes sur le futur de la Formule BMW Europe, également en mauvaise santé, après l’arrêt de la Formule BMW américaine.

Le nouveau championnat GP3, au contraire, se porte bien, une bonne trentaine de jeunes pilotes ont participé aux premiers tests collectifs au circuit Paul-Ricard HTTT dans le sud de la France.

S’oriente-t-on vers une filière unique GP3-GP2-F1 en Europe ?