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CADILLAC CATERA

CADILLAC CATERA

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Une entité méconnue

Lorsque la division Cadillac a emprunté l'Omega à Opel, la filiale allemande de General Motors, elle voulait modifier son image de voiture de pépère tout en voulant proposer une compacte au tempérament plus sportif que les autres berlines de la compagnie. De plus, en étant la moins onéreuse des Caddy, on croyait que cette nouvelle venue allait faire un malheur sur le marché. Malheureusement, les ventes n'ont pas été à la hauteur des attentes. Pourtant, il s'agit d'une voiture qui mérite d'être connue.

Une propulsion

Même si ce modèle sera remplacé d'ici quelques mois par une version que l'on dit vraiment différente, l'édition actuelle, surtout avec le groupe d'options « Sport » est un véhicule qui offre un bon compromis entre la conduite, le luxe et le fait d'appartenir au clan des propriétaires de « Caddy ». Il ne semble pas que le prestige de la marque soit un facteur important sur notre marché, mais le fait de rouler en Cadillac demeure toujours un élément d'importance aux États-Unis.

Chez GM, on a résisté cette fois à la tentation de transformer vaille que vaille une Chevrolet ou une Oldsmobile pour permettre à Cadillac de joindre le club des compactes de luxe comprenant les Audi A4, BMW série 3, Lexus ES300, Volvo S60 et Mercedes de Classe C. Il fallait une voiture offrant tout au moins la même sophistication sur tous les plans. Cadillac s'est donc tourné vers Opel afin d'y recruter l'Omega. Cette berline compacte s'est méritée plusieurs honneurs, notamment le « Volant d'or » en Europe et le titre de « Voiture importée de l'année » au Japon.

Malgré ces acquis, il n'a jamais été facile d'adapter une voiture européenne pour le marché nord-américain. Les européennes possèdent généralement une suspension plus ferme, un habitacle plus dépouillé et leur niveau d'équipement est moins relevé qu'une nord-américaine d'égale valeur. De plus, pour le client américain, le silence de roulement et de nombreux accessoires tel le climatiseur électronique, des sièges à commande électrique et la télécommande d'ouverture des portières sont des éléments essentiels ou presque.

Si on donne un caractère trop américain à une voiture européenne, cela ne plaira pas à une partie de la clientèle visée. Par contre, si on n'effectue pas suffisamment de modifications, les Nord-américains vont bouder cette voiture mal adaptée. Il faut donc retenir les qualités routières de la voiture européenne tout en proposant le confort et les gadgets tant appréciés des nord-américains.

Pour ce faire, les ingénieurs d'Opel en collaboration avec ceux de Cadillac ont entrepris un programme visant à améliorer la rigidité de la caisse, des ouvertures de portes ainsi que du plancher du coffre à bagages. Cette rigidité permet d'améliorer le rendement de la suspension, de diminuer les bruits et les vibrations en plus de donner une sensation de solidité à la voiture. De plus, pour atténuer encore plus les vibrations, le moteur est placé sur des boulons d'ancrage hydrauliques tandis que le support de la transmission est renforcé.

Enfin, la Catera est la seule Cadillac à ne pas être une traction. La popularité des propulsions en Allemagne a incité Opel à adopter cette configuration et Cadillac n'avait pas d'autre choix. Sur le plan de la fiche technique, la Catera n'a donc rien à envier aux autres germaniques de sa catégorie : suspension avant de type McPherson, suspension arrière à bras multiples et direction à billes, voilà une approche particulièrement appréciée des ingénieurs allemands. De plus, la suspension avant comprend des joints hydrauliques qui ont pour rôle de modifier vers l'intérieur le pincement des roues avant au freinage. Par contre, les joints très rigides à l'avant des bras de contrôle permettent d'assurer une direction très précise et offrant un bon feed-back de la route.

La suspension arrière est montée sur un mini-châssis, lui-même boulonné au châssis autoporteur. Ceci permet de gagner en rigidité en plus de mieux filtrer les bruits de la route. L'utilisation de joints de liaison de dureté variable permet de contrôler l'angle de positionnement des roues au freinage.

En fait, s'il faut trouver à redire, c'est au chapitre du groupe propulseur. Ce V6 3,0 litres est très compact et très moderne avec 24 soupapes et deux arbres à cames en tête par rangée de cylindres. Toutefois, ses 200 chevaux sont un peu modestes. Disons que s'ils semblent appropriés sur papier, leur intervention n'est pas toujours linéaire et on se prend à utiliser la boîte de vitesses en mode sport pour donner un peu plus de mordant aux accélérations et reprises. Seule la boîte automatique à quatre rapports est disponible. En plus de proposer les modes d'opération « Normal », « Sport » et « Hiver », cette boîte possède un mode de logique d'utilisation permettant d'adapter la boîte aux conditions du moment. Cette fiche est complétée par des freins ABS aux quatre roues et un système de contrôle de la traction en modifiant la puissance du moteur.

Une excellente routière

Il est vrai que l'apparence de la Catera sera jugée quelque peu terne par certains. Pour notre part, nous lui trouvons une ressemblance avec la nouvelle berline Saturn LS, ce qui risque d'incommoder certains acheteurs potentiels. Ces quelques détails mis à part, cette berline est élégante, sobre et appelée à bien vieillir. L'habitacle est très spacieux pour une voiture de cette catégorie. Même les grands gabarits n'auront aucune difficulté à se sentir à l'aise. Quant au tableau de bord, sa présentation est élégante et équilibrée. Son apparence semble avoir été inspirée par une perspective de mise en marché internationale. Malheureusement, cette approche globale se traduit par une esthétique qui manque de relief.

Mais l'aspect le plus intéressant de cette voiture, c'est son équilibre général côté comportement routier. Non seulement, la tenue de route est-elle exemplaire, mais le moteur V6 fait sentir la présence de ses 200 chevaux à toutes les plages d'utilisation. Et sur les routes sinueuses, nous avons été en mesure de constater, une fois de plus, que les berlines sports à propulsion proposent un agrément de conduite vraiment à part. La précision de la direction ainsi que son feed-back sont à placer en position privilégiée dans la colonne des plus. Et les freins ont résisté à l'échauffement lors de freinages à haute vitesse. Le groupe d'équipement sport avec une suspension plus ferme et des pneus de 17 pouces vient encore améliorer ce comportement routier. Toutefois, les pneus de 17 pouces ne font rien pour adoucir la suspension sur une chaussé bosselée.

Cette Cadillac n'est pas parfaite. Mais elle n'a pas le caractère snob de certaines autres allemandes tandis que sa conduite est sympathique. De plus on retrouve des concessionnaires Cadillac partout en Amérique.

Feux verts

Feux rouges

  • Plate-forme sophistiquée
  • Comportement routier exemplaire
  • Direction précise
  • Tableau de bord facile à consulter
  • Sièges confortables
  • Silhouette anonyme
  • Bouton mode sport sur dessus du levier de vitesse
  • Valeur de revente modeste
  • Version en sursis
  • Porte-gobelet se déploie trop facilement

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