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Essai: Toyota 4Runner V8 Limited 2006

Essai: Toyota 4Runner V8 Limited 2006

L'évolution et l'amélioration constantes Par ,

L'évolution et l'amélioration constantes

Prêt pour une analyse pointilleuse? C'est avec sérieux que j'aborde le 4Runner. (Photo: Jonathan Yarkony, Canadian Auto Press)
Je vais vous avertir tout de suite: la critique qui suit ne met pas en scène mon humour habituel, encore moins mes longs préambules. Pour une raison quelconque, le fait de parler de Toyota me rend ultra sérieux et méticuleux dans mon évaluation. J'analyse tout: le design, la fonctionnalité, la valeur, la position dans le marché, les avantages concurrentiels, etc. Ce genre d'approche sert bien le 4Runner.

En effet, je tiens à le mentionner clair et net: le 4Runner 2006 est un véhicule très impressionnant, et ce, sur tous les aspects que j'ai passés au crible. Un des gros avantages du V8 de 4,7 litres dont était équipée ma version
Des phares brillants sont parfaits pour la ville... ou le fin fond des bois. (Photo: Jonathan Yarkony, Canadian Auto Press)
Limited, c'est sa remarquable puissance de 260 chevaux et son couple encore plus retentissant de 306 lb-pi (disponible dès 3400 tr/min par surcroît). À défaut de déraciner des souches (ce qui convient plus au nouveau Tundra), le 4Runner peut facilement traîner un bateau ou une roulotte grâce à sa capacité de remorquage de 2268 kilos (5000 livres).

La «Super transmission à commande électronique» (SECT) est... super. Les changements de rapports sont fluides et sans à-coups. On sent la transmission prête à aller extirper tout le couple à n'importe quel moment. Doublement super.

Le 4Runner est un véhicule aux multiples possibilités et il ne demande qu'à être conduit dans la boue et la brousse, où sa puissance et sa
L'intérieur est superbe, assemblé de façon impeccable et richement équipé. (Photo: Jonathan Yarkony, Canadian Auto Press)
traction féroces sont les mieux exploitées. Or, je n'ai même pas eu l'occasion de lui faire ce plaisir pendant ma semaine d'essai. Le plus «extrême» que j'ai rencontré, c'est un pouce de neige, tout au plus - rien pour faire suer le différentiel à glissement limité. Vous comprendrez aussi que je me suis très peu servi du dispositif de contrôle de la stabilité (VSC), de la commande d'assistance en descente (DAC), du régulateur de traction actif (A-TRAC), des plaques de protection pour le moteur et le réservoir ainsi que du boîtier de transfert à deux rapports. C'est triste, n'est-ce pas? Je vous jure que je vais me racheter lorsque je mettrai la main sur un FJ Cruiser.

Je n'ai donc d'autre choix que d'évaluer le 4Runner en tant que véhicule pour transporter des passagers ou des sacs d'épicerie. Je sais qu'il n'y a pas grand chose d'excitant là-dedans. En fait, les deux seules choses qui m'ont vraiment excité à propos du 4Runner, c'est son style (qui ne s'est pas démodé après tant d'années) et son diamètre de braquage. J'ai bien
Excellent en dehors des sentiers battus, le 4Runner brille aussi au centre-ville. (Photo: Jonathan Yarkony, Canadian Auto Press)
dit son diamètre de braquage! Le pire, c'est que je m'en suis seulement aperçu après avoir échangé mon 4Runner contre une Volvo S60. Cette dernière est étonnamment décevante dans ses transitions latérales et difficile à insérer dans un espace de stationnement sans effectuer plusieurs manoeuvres avance-recul - ce qui n'est pas le cas du Toyota.

Il faut dire que la direction à crémaillère à assistance variable ainsi que l'excellente visibilité qu'offrent les grandes vitres et la position de conduite élevée de ce VUS aident grandement le conducteur dans les endroits restreints. Ces attributs sont d'une grande utilité en ville, mais j'imagine qu'ils le sont tout autant dans les sentiers, où l'agilité et la clarté du champ de vision sont cruciales pour rentrer sain et sauf à la maison.