Auto123 met à l’essai à long terme le Kia Sportage HEV SX 2026, utilitaire compact à moteur hybride et à rouage intégral. Voici le premier volet de quatre.
Vous n’avez qu’à regarder les automobiles sur l’autoroute ou dans un stationnement bondé pour comprendre que si vous conduisez déjà un Kia Sportage, vous conduisez un véhicule qui appartient à un segment de marché extrêmement populaire. En fait, le plus populaire chez les utilitaires à essence et hybrides.
Selon les chiffres compilés par le magazine spécialisé AutoMédia pour les trois premiers trimestres de 2025, les utilitaires sport compacts ont représenté 37% des ventes d’automobiles neuves dans la seule province de Québec pendant cette période.
Loin devant les segments qui occupent les deux autres marches du podium, soit les utilitaires sport sous-compacts et les camionnettes pleine grandeur (respectivement 15% et 16% du marché québécois du 1 janvier au 30 septembre).

Une compétition féroce
Parce que le Kia Sportage évolue dans un créneau qui rencontre la faveur du public, il doit se battre contre une armada de rivaux qui veulent une pointe de la tarte. Des rivaux costauds : le Toyota RAV4 qui occupe la tête du peloton, suivi du Subaru Crosstrek et du Hyundai Tucson, le cousin coréen du Sportage, lequel est bon quatrième devant d’autres modèles qui n’ont pas à rougir de leurs performances, tels le Honda CR-V, le Volkswagen Taos, le Nissan Rogue, le Mazda CX-5, le Ford Escape (pour l’instant) et le Mitsubishi Outlander.
Tous des noms qui vous sont très familiers. Tous de solides prétendants au trône. Le Kia Sportage n’a donc pas le choix d’exceller dans plusieurs des volets que scrutent les consommateurs intéressés par ce créneau.
Or, Kia Canada s’en tire magnifiquement puisque, pour l’année 2025 au complet, 23 906 Sportage ont trouvé preneur au Canada, dont plus de 38% rien que dans la Belle Province.



La bonne recette
La première qualité du Sportage, c’est sa longévité. Étant né en 1993, il a déjà plus de 30 ans au compteur. Trois décennies qui ont accouché de cinq générations. Une période de temps assez longue pour nous permettre de parler d’un véhicule mature, à la recette éprouvée et qui a su évoluer pour répondre aux attentes d’un public de plus en plus exigeant.
Au départ, le Sportage a été pensé sur un châssis en échelle cher aux camions purs et durs mais, dès la deuxième génération, le constructeur coréen a embrassé la mouvance qui voulait désormais que les utilitaires adoptent la carrosserie monocoque d’une berline, les gratifiant du coup d’un comportement beaucoup plus doux.
Depuis l’introduction de la 5e génération en 2021, Kia a poussé le sens des affaires jusqu’à créer deux longueurs de plateformes, une longue pour le marché nord-américain (et d’autres pays comme l’Australie) et une courte pour essentiellement les rues plus étroites de l’Europe.

Ça se traduit chez nous par une longueur de 4660 mm et un empattement de 2755 mm.
Il faut comparer ces dimensions avec celles de la concurrence pour réaliser que, franchement, tout le monde utilise grosse modo le même moule :
Modèle – longueur - empattement
- - Kia Sportage – 4660 - 2755
- - Toyota RAV4 – 4595/4620 - 2690
- - Subaru Crosstrek – 4480 - 2670
- - Hyundai Tucson – 4641/4651 - 2756
- - Honda CR-V – 4695 - 2700
- - VW Taos – 4466 - 2689/2680
Flanqué d’une part par l’utilitaire sous-compact Seltos et le multisegment Niro, et d’autre part par le plus spacieux Sorento à trois rangées, le Sportage est le modèle Kia le plus vendu dans le monde depuis 2016. Le Canada ne fait pas exception.
Une gamme étoffée
Le portfolio canadien du constructeur fait flèche de tout bois. Par exemple, malgré la disparition de la menue Rio à la fin de 2023, le constructeur n’a pas abandonné le segment des berlines en remplaçant la Forte par la K4. À l’autre extrémité du spectre, il offre aussi la Carnival, l’une des rares fourgonnettes encore offertes sur notre marché.
Mais ce qui distingue le plus la stratégie de Kia s’avère son insistance à nous offrir un éventail complet de motorisations à essence, hybride, hybride branchable (plug-in) et 100% électrique.
Une décision corporative qui se répercute sur le Sportage puisque l’amateur peut le choisir à saveur essence, hybride (HEV) ou hybride rechargeable (PHEV).
Chaque modèle a ses versions. Pour 2026 (les prix indiqués excluent les taxes) :
Sportage à essence
- - LX FWD (34 817 $)
- - LX (36 917 $)
- - X-Line (40 667 $)
- - EX (42 667 $)
- - EX Premium (44 667 $)
Sportage hybride (HEV)
- - EX (44 217 $)
- - EX Premium (47 217 $)
- - SX (50 717 $)
Sportage hybride rechargeable (PHEV)
- - EX (49 112 $)
- - EX Premium (52 212 $)
- - SX (55 712 $)
En somme, trois modèles, 11 versions séparées aux extrémités par environ 20 000 $. De quoi aiguiser son crayon et consciencieusement évaluer son budget et ses besoins quand on se place en mode magasinage.
La semaine prochaine : les entrailles du Kia Sportage HEV SX 2026.







