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Kia Sportage HEV 2026, essai à long-terme, 4e partie : cabine confortable, conviviale et connectée

L'habitacle du Kia Sportage 2026 | Photo : Kia
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Michel Crépault
Auto123 met à l’essai à long terme le Kia Sportage HEV 2026. Voici le quatrième volet.

Auto123 met à l’essai à long terme le Kia Sportage HEV SX 2026, utilitaire compact à moteur hybride et à rouage intégral. Voici le quatrième volet de quatre.

Dans ce dernier chapitre sur le Kia Sportage SX HEV 2026, nous nous intéressons à son habitacle, là où finalement se concentrent et se vivent au quotidien toutes les impressions dégagées par le comportement routier et plus encore.

Le Sportage SX HEV 2026 est bardé de technologies d’aide à la conduite avec lesquelles vous êtes tous familiers parce que tous les véhicules moindrement modernes les incluent, ou à tout le moins les offrent en option. À ce titre, le SX, au sommet de la hiérarchie, les incorpore tous de série.

Voir aussi : Kia Sportage HEV 2026, essai à long-terme, 1ere partie : un incontestable best-seller

Voir aussi : Kia Sportage HEV 2026, essai à long-terme, 2e partie : du cœur au ventre 

Voir aussi : Kia Sportage HEV 2026, essai à long-terme, 3e partie : le look et la conduite 

| Photo : M.Crépault

OTA, ça vous dit quelque chose ? Essayons Over-the-Air. Ça signifie que le Sportage 2026 est en mesure de recevoir les mises à jour de plusieurs systèmes électroniques (qui améliorent l’infodivertissement, la batterie, la direction, la suspension et même le moteur) grâce à la connexion cellulaire du véhicule. Pensez ici à l’actualisation de logiciels que votre téléphone vous propose régulièrement d’installer dès que vous êtes d’accord. Pareil ici. 

Ça vous épargne des visites chez le concessionnaire, mais ça exige un abonnement à Kia Connect.

Heureusement, à l’achat de la Kia, vous obtenez sans frais trois ans de ce Kia Connect. Après, vous choisirez de vous abonner (8 $ à 30 $ par mois, selon les services), ou pas. Avec cette application sur votre téléphone, vous pouvez à distance démarrer/arrêter le Sportage, le verrouiller/déverrouiller, activer à l’avance le chauffage ou la climatisation si l’auto est un four ou un igloo, profiter de l’OTA et vérifier plein d’autres trucs.

| Photo : M.Crépault

Humains heureux, valises nombreuses
J’ai parcouru des milliers de kilomètres au volant du HEV SX et je n’ai jamais eu mal au dos tant les sièges sont confortables (recouverts de cuir synthétique dans les trois versions). Je ne me suis jamais senti à l’étroit. En fait, les dimensions intérieures du Sportage sont généralement à son avantage face à la compétition. Plus d’espace pour les passagers sur la banquette 60/40 et plus de volume de chargement pour les valises que le Honda CR-V ou le Toyota RAV4. Le plancher sous le hayon dispose même de deux niveaux d’élévation.

En gros, l’année-modèle 2026 a encore amélioré l’intérieur du Sportage.

Tant de « luxe » amène son lot de petits « problèmes ». Par exemple, j’ai eu beau nettoyer les lentilles des caméras insérées dans les pare-chocs, le système d’aide au stationnement ne pouvait réaliser des miracles à cause de la gadoue. L’écran central me renvoyait des images floues sur lesquelles je ne pouvais me fier. Je n’ai peut-être pas su repérer toutes les caméras de guidage (il en faut une floppée pour réaliser le Panorama 360) mais, chose certaine, valait mieux me dévisser le cou comme dans le bon vieux temps pour signer une manœuvre à reculons sans bavures.

Vous me direz : « Sers-toi de l’assistance d’évitement de collision ! » Je le faisais. Mais je cherche encore dans l’industrie des capteurs à ultrasons qui ne mettent pas les nerfs en boule avec leurs constantes alertes alors qu’il reste encore beaucoup d’espace pour reculer. Je serai heureux le jour où ces systèmes abandonneront les bip-bip intrusifs et stressants pour les remplacer par « Il te reste un mètre… un demi-mètre… 10 centimètres… Il te reste… ah, non, désolé, il ne te reste plus rien. Mais voici les coordonnées d’un excellent carrossier. »

L’assistance au stationnement à distance est utile si l’espace est si restreint que le conducteur ne se fait pas confiance pour s’y garer. Il quitte le véhicule et, à l’aide de la clé intelligente, le téléguide. Entre vous et moi, il faut vraiment avoir chercher un espace de stationnement pendant une éternité pour en arriver à cette extrémité.
 

| Photo : M.Crépault

Sans mains et sans pépins
En revanche, j’ai utilisé à profusion le système dernier cri HDA 2 de conduite semi-autonome. Non seulement maîtrise-t-il des fonctions basiques comme négocier un virage mains libres sans donner la frousse au conducteur, mais j’ai eu droit à des extras que j’aurais cru réserver à des automobiles plus coûteuses.

Par exemple, il suffit d’activer le clignotant pour voir l’auto décider elle-même du bon moment pour changer de voie. Sans intervention humaine. Le fait qu’une caméra (une autre !) nous montre le trafic derrière nous pour éviter qu’une mauvaise surprise s’immiscerait dans l’angle mort rassure aussi.

Quand j’ai été prisonnier de lourdes congestions sur l’autoroute, le régulateur de vitesse intelligent s’est occupé de tout à ma place, tant qu’on restait sous les 30 km/h. Il freinait, accélérerait et maintenant une distance sécuritaire avec le véhicule qui nous précédait. Ça ne voulait pas dire que l’auto me donnait carte blanche pour piquer une sieste… mais presque !

| Photo : M.Crépault

Un entre-deux
C’est la première fois que je tombe sur une rangée d’interrupteurs qui change de fonctions au gré d’un bouton. Enfoncez sa partie supérieure et vous contrôlez la sono (une Harman Kardon dans le cas du SX). Enfoncez la partie du bas et vous voilà aux commandes de la climatisation. Il faut un temps pour s’y habituer mais on s’y fait.

La tendance actuelle dans les habitacles appelle pour la disparition des boutons. Certains constructeurs n’y sont pas allés de main morte en les éliminant tous (Tesla), tandis que d’autres hésitent, surtout à l’égard d’interrupteurs populaires comme ceux du volume de la radio et du chauffage. Malgré la prolifération des écrans, ces deux boutons physiques ont la couenne dure. En optant pour le dédoublement des fonctions, Kia ménage la chèvre et le chou.

Kia fait confiance à un bel écran central de 12,3 po et à un autre de dimensions similaires pour l’instrumentation du SX (de 4 po pour les EX). À dire vrai, on dirait un seul et unique généreux pavé. L’affichage tête haute (pour la vitesse, la batterie et la navigation), exclusive au SX, s’avère une autre gâterie qui se prend bien.

| Photo : M.Crépault

Des chiffres éloquents
L’an dernier, Kia a vendu 23 906 Sportage au Canada, dont 9129 au Québec, soit 38 %. Pas étonnant que j’ai croisé autant de cousins durant mon essai !

Toujours selon Kia Canada (merci Susan et Madison !) et toujours en 2025, 16 307 Canadiens ont choisi la version à moteur atmosphérique conventionnelle (68 %), 5 532 se sont tournés vers l’hybride (23 %) et 2 067 ont préféré l’hybride branchable (9 %).

Des proportions très semblables à celles de la Belle Province : 6 348 ICE (69,5%), 1929 HEV (21 %) et 852 PHEV (9,5 %).

Si j’avais un vœu principal à formuler à l’état-major coréen de Kia, ça serait de faire en sorte que le moteur hybride du Sportage puisse moins consommer plus rapidement qu’il ne le fait présentement. On l’a vu, j’ai réalisé 6,2 litres / 100 km, mais ça prend trop de temps pour y arriver.

Et je ne dirais pas non à un petit lutin qui garderait propres toutes les caméras l’hiver durant !

| Photo : M.Crépault
Michel Crépault
Michel Crépault
Expert automobile
  • Plus de 45 ans d'expérience en tant que journaliste automobile
  • Plus de 12 essais réalisés au cours de la dernière année
  • Participation à plus de 190 lancements de nouveaux véhicules en carrière en présence des spécialistes techniques de la marque