Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

Méchant numéro: Mustang BOSS 302

Méchant numéro: Mustang BOSS 302

Par ,

Méchant numéro: Mustang BOSS 302

On le sait, les muscle cars sont morts au début des années 1970. Pour diverses raisons, tristement expliquées dans le précédent numéro du Monde de l'Auto. Depuis, le ciel est gris, le rock'n'roll a pris des airs disco et le sexe n'est plus ce qu'il était... Mais à quoi bon déprimer? Il y a toujours un rayon de soleil quelque part !

Même si les années 1970 ont vu la puissance des automobiles chuter dramatiquement, il n'en demeure pas moins que les moteurs se révélaient quand même performants. C'est sûr qu'entre un 429 de 375 chevaux (Ford Mustang 1969) et un 302 de 134 chevaux (Ford Mustang 1976), la comparaison boîte un peu, mais il n'en demeure pas moins que chaque constructeur américain offrait au moins un moteur un peu plus déluré que les autres dans son catalogue. Et puis, il ne faut pas oublier qu'à partir de 1972, les constructeurs devaient dévoiler la puissance nette de leurs moteurs. Ainsi donc, sur papier, les moteurs perdaient entre 15 et 20 % de leur puissance.

Pour nous aider à garder le moral, l'industrie américaine a toujours su nous concocter un modèle un peu plus olé olé ici et là. Mentionnons, par exemple, les pick-up Dodge Lil'red 1978-1979, le duo Buick Grand National/Regal T-Type du milieu des années 1980 ou, dans une certaine mesure, les Ford Taurus SHO et Mustang SVT. Au chapitre du muscle, d'autres nationalités ont su prendre la relève. Les Volkswagen Golf GTI, les Honda Civic et les Acura Integra ont (et sont encore!) de belles machines puissantes et maniables.

Pour les puristes, cependant, seuls les vrais muscle cars construits avant la chute de 1972 méritent qu'on s'y intéresse. Aujourd'hui, oublions tes petits quatre cylindres de rasoir et concentrons-nous sur la position no 2 des muscle cars. Après les duos Challenger/'Cuda, Javelin/AMX, la Chevelle SS (et toutes les SS à bien y penser!) et les Duster/Dart 340, voici les Mustang GT et Boss.

À partir du début des années 1950, la puissance des voitures américaines ne cesse d'augmenter. Et cette courbe ascendante grimpe à un tel rythme que certaines voitures deviennent dépassées à peine quelques années après leur lancement. La Corvair, par exemple, doit son retrait du marché non pas uniquement à cause de l'illuminé George Nader, mais surtout à cause d'un manque d'espace pour loger un moteur V8 sous le capot arrière.