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Essai à long terme du Subaru Forester 2021, partie 7 : conclusion

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Auto123 met à l’essai - à long terme - le Subaru Forester 2021. Aujourd’hui, partie 7.

À voir aussi : Essai à long terme du Subaru Forester 2021, partie 1 : d’abord les origines…

À voir aussi : Essai à long terme du Subaru Forester 2021, partie 2 : bouton et ronron

À voir aussi : Essai à long terme du Subaru Forester 2021, partie 3 : Les mensurations d’une cargaison

À voir aussi : Essai à long terme du Subaru Forester 2021, partie 4 : Le test du Saguenay

À voir aussi : Essai à long terme du Subaru Forester 2021, partie 5 : Du quatre pattes très sérieux

À voir aussi : Essai à long terme du Subaru Forester 2021, partie 6 : la techno qui veut votre bien

Au terme de cet essai de trois mois d’un Subaru Forester 2021 version Tourisme (vendu à partir de 36 508$), j’aurai parcouru 3 680 km et maintenu une moyenne de consommation de 8,4 litres aux 100 km.

Même pas 4 000 km en trois mois. Ce n’est pourtant pas l’envie de voyager qui manquait, mais la pandémie a bêtement raréfié les balades.

Quant à l’appétit du moteur boxer 2,5 litres de 182 chevaux, je le trouve somme toute satisfaisant compte tenu du gabarit du véhicule et de son poids en partie imputable à sa traction intégrale permanente.

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Subaru Forester 2021, avant
Photo : D.Boshouwers
Subaru Forester 2021, avant

Un engin grognon quand on le sollicite un peu et carrément maussade quand on lui en demande beaucoup. Son système arrêt/démarrage manque de subtilité quand on s’immobilise à un feu rouge mais il s’allie à la transmission CVT pour optimiser l’épargne à la pompe. Ses accélérations de 0 à 100 km/h en quelque neuf secondes n’impressionnent personne.

Une relative lenteur qui n’étonne pas dans ce segment des VUS compacts et qui n’est pas de toute façon le critère de sélection numéro un des adeptes. Ceux-ci s’intéressent davantage à la capacité de remorquage du Forester qui, à 907 kg (1500 lb), correspond ici encore à la moyenne du créneau.

Discret mais fiable
À défaut de promener une silhouette mémorable, le Forester propose des formes qui servent bien le concept d’un utilitaire. J’ai développé un œil pour le reconnaitre de loin sur l’autoroute. Dès que je commençais à distinguer une croupe qui me rappelait une caisse sur roues, je me disais que ça devait être un collègue.

Si en plus la couleur de la carrosserie était sobre, comme pour mieux se fondre dans le décor, mon soupçon devenait certitude.

Une Subaru Forester 2021 en blanc nacré
Photo : Subaru
Une Subaru Forester 2021 en blanc nacré

La palette de couleurs du Forester évoque les cailloux d’un sentier (gris, noir, bronze), la forêt (« vert jaspe »), le ciel (« bleu horizon ») et l’hiver (« blanc nacré »). Seul le « rouge carmin » excite un peu le métal et encore, rien de pompier, plutôt l’allure d’un bonbon Smarties délavé.

Un style qui convient parfaitement à l’acheteur de Forester qui s’avère une personne pratico-pratique, qui priorise le bon sens et les commodités avant l’apparence et la mode. Le véhicule le lui rend bien en se drapant dans une robe qui flirte avec l’anonymat.

Ce souci de rendre service à son propriétaire, le Forester ne le prouve jamais aussi bien qu’avec sa contenance. On l’a vu durant notre mission IKEA (voir le 3e volet de notre chronique), la soute du Subaru étant la plus spacieuse de sa catégorie et très facile à charger.

Les tics mécaniques du Forester, qui pourraient lui conférer des manières un peu rustres, sont heureusement tempérés par une cabine confortable. Des sièges hauts et bien rembourrés. Des interrupteurs faciles à repérer. Les icônes géantes de l’écran tactile de 8 po (à partir de Tourisme, sinon 6,5 po) ne demandent qu’à être effleurés. J’aurais dû prendre le temps d’habituer le système d’infodivertissement à mes commandes vocales mais j’ai préféré étamper mes empreintes digitales un peu partout…

Le constructeur a tout de même effectué un petit pas en arrière en retirant de la version Tourisme 2021 les dossiers inclinables de la banquette. Il faut maintenant graduer au moins à la variante Sport pour en profiter.

L'intérieur du Subaru Forester Sport 2021
Photo : D.Boshouwers
L'intérieur du Subaru Forester Sport 2021

La confiance avant tout
J’ai aimé le comportement routier qui, comme la carrosserie, privilégie la sécurité et l’utilité. La direction flasque au centre n’incite pas au drifting mais l’ensemble ne manque jamais d’assurance et celle-ci est transmise au conducteur. Le volant de bonne taille communique l’envie de se rendre là où il le faut sans faire de chichi. Le freinage est solide, comme le véhicule.

La hauteur du Forester cause des bruits de vent mais, en retour, vous héritez d’une position de pilotage avantageuse. La suspension recherche toujours un compromis honnête.

Le rouage intégral totalement de série (voir le 5e volet de notre chronique) est un cadeau qui se prend bien. Il vient de plus avec le système X-Mode qui raffine les capacités hors route du Forester, notamment en fournissant un contrôle de la descente géré électroniquement. Avec la généreuse garde au sol (220mm/8,7 po), une autre caractéristique des Subaru, cette traction « quatre pattes » éprouvée et adaptée à nos hivers complète parfaitement le portrait d’un percheron qui est aussi à l’aise entre les cônes orangés du centre-ville que dans des sentiers de la SEPAQ.
 
Le système EyeSight (voir le 6e volet de notre chronique), qui regroupe les aides à la conduite, peut se vanter d’effectuer un boulot remarquable grâce à des caméras positionnées différemment de chez les autres constructeurs.

Je n’ai même pas parlé de Starlink. Introduit l’an dernier sur le Outback, en essai gratuit pendant les trois premières années, cette application sur votre téléphone intelligent permet d’effectuer certaines opérations à distance (comme le démarrage du moteur ou de la climatisation), de diagnostiquer le véhicule et de contacter un « concierge » en cas d’urgence.

Le Subaru Forester Touring 2021
Photo : M.Crépault
Le Subaru Forester Touring 2021

La dernière journée de mon essai, j’ai roulé dans le sentier boueux qui menait jusqu’à une nouvelle maison en phase finale de construction, celle de mon fils aîné. Ce dernier, quand j’ai débarqué du véhicule, m’a dit : « Il te va bien. »

Il a vu juste. Ce Forester commençait à m’aller comme un vêtement. Comme un imperméable Barbour : jamais spectaculaire, toujours fiable.

Le Subaru Forester Touring 2021 , avant
Photo : M.Crépault
Le Subaru Forester Touring 2021 , avant