Survivant d'une race en voie d'extinction

Toyota 4Runner Édition Trail 2011 : essai routier

Toyota 4Runner Édition Trail 2011 : essai routier
On appréciait jadis des camions pour leur apparence brutale et masculine ainsi que pour leurs capacités hors route. Néanmoins, l’industrie automobile a décidé d’effectuer un croisement entre l’automobile et les VUS afin de créer—vous l’aurez deviné—le véhicule multisegment, qui n’affiche pas une allure aussi robuste et n’est pas aussi habile dans les sentiers.

Le 4Runner est un véhicule hors route très compétent qui offre aussi une conduite appréciable sur l’autoroute et un habitacle spacieux. (Photo: Matthieu Lambert/Auto123.com)

Vous recherchez un bon véhicule pour vos weekends d’aventure dans le bois? Le choix devient de plus en plus limité. Nous assumons que c’est normal, puisque la vaste majorité des acheteurs de camion ne débarquent pas du pavé de toute façon. Toyota propose en fait deux VUS pour vous, le FJ Cruiser et le 4Runner. Ce dernier fait l’objet de notre présent essai.

Redessiné pour l’année-modèle 2010, la carrosserie bosselée du 4Runner abrite plusieurs traits caractéristiques d’un camion, incluant les évasements d’ailes de roues en plastique, les marchepieds et une garde au sol importante.

Une allure définitivement macho, mais nous croyons que son style ne traversera pas l’épreuve du temps. Un élément que nous aimons bien, quand même, la lunette arrière coulissante à commande électrique : nous ne pouvons penser à autre camion qui l’offre encore aujourd’hui.

L’Édition Trail ajoute également des caractéristiques d’apparence comme une bouche d’aération sur le capot non fonctionnelle, une calandre et des jantes en alliage spécifiques ainsi que pare-chocs, poignées de porte, porte-bagages et rétroviseurs noirs.

Fini le V8 optionnel de l’ancienne génération : le seul moteur disponible dans le 4Runner, le V6 de 4,0 litres se retrouve aussi dans les FJ Cruiser et camionnettes Tacoma. Produisant 270 chevaux et un couple de 278 livres-pied, ce V6 se comporte définitivement comme un moteur de camion, avec ses montées en régime laborieuses et sa consommation de carburant pas très appréciable : notre moyenne s’élève à 13,8 L/100 km.

Et malgré le comportement paresseux du moteur, il procure néanmoins au 4Runner de 2 100 kilos des temps d’accélération 0-100 km/h de 7,4 secondes. L’automatique à 5 rapports fait office de travaillant décontracté, passant ses rapports en vous disant : « aie, relaxe mon pote; je m’en occupe ». À 100 km/h sur l’autoroute, le moteur tourne à 1 750 révolutions par minute, assurant une conduite raisonnablement silencieuse.

Le V6 de 4,0 litres développe 270 chevaux et un couple de 278 livres-pied. (Photo: Matthieu Lambert/Auto123.com)

Par Michel Deslauriers,

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