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Accident mortel Uber : Toyota prend une pause

Toyota suspend temporairement ses essais de voitures à conduite autonome Par ,

Dimanche dernier, un accident impliquant une Volvo XC90 modifiée par Uber s'est soldé par la mort d'une femme de 49 ans répondant au nom d'Elaine Herzberg. Il s'agissait de la première fois qu'un piéton était tué par un véhicule à conduite automatisé. Les réactions n'ont pas tardé à se faire entendre à travers l'industrie et Toyota a été l'une des plus visibles en spécifiant qu'elle suspendait sur-le-champ ses essais en la matière.

Les rapports préliminaires indiquent que la technologie n'était pas responsable du décès de la dame. En fait, selon la police, Elaine Herzberg poussait son vélo au milieu d'une route à quatre voies lorsqu'elle aurait décidé de changer de direction sans avertissement, pour se retrouver sur la trajectoire du véhicule propulsée par la science d'Uber. Celui-ci progressait à une vitesse de 63 km/h.

La faute ne serait donc pas attribuable au Volvo, mais il n'est pas indiqué que ce dernier a tenté de freiner ou de modifier sa course. La dame en était-elle trop près de lui lorsqu'elle a bifurqué vers une des voies de circulation?

Toujours est-il que ce dossier ramène un sujet sensible sur toutes les lèvres; la pertinence et l'acceptation de la voiture autonome. Voilà pourquoi Toyota a suspendu ses essais. La compagnie a mentionné « qu'en raison des effets que l'événement pourrait avoir sur nos essayeurs, nous cessons temporairement les activités reliées à notre programme Chauffeur mode sur les routes publiques ».

Toyota effectuait jusqu'ici ses tests dans les états du Michigan et de la Californie. La quantité de véhicules qu'elle avait à l'essai demeure moins importante que celle d'un groupe comme Uber, son objectif étant d'être capable de réagir et d'apporter des changements rapides si une situation l'exigeait.
 
Toyota n'a pas été seule à se manifester. De son côté, Hyundai a fait savoir que l'incident renforçait le sentiment de prudence qu'elle éprouvait vis-à-vis la commercialisation massive de voitures à conduire autonome.

La question n'a pas fini de faire couler de l'encre et si d'autres tragédies du genre se produisent, que la technologie soit en cause ou non, on risque d'assister à un questionnement profond à tous les niveaux.

La question à se poser est la suivante : les gens sont-ils prêts?