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| Photo: Bridgestone |
Pour une personne qui n'a jamais conduit une telle voiture de course, avouons qu'il s'agit d'un environnement intimidant et déroutant. Le confort est spartiate (il n'y a pas de siège), tout vibre à haute fréquence, on a le moteur directement dans le dos, le vent qui fouette le casque, les pédales hyper rapprochées et qui ne bougent presque pas, le mini volant direct et la direction dure, assis au milieu de la voiture et ne voir que les pneus avant, etc.
Après avoir suivi une dizaine d'écoles de pilotage et conduit près d'une trentaine de voitures de course, je peux assurer qu'il est beaucoup plus facile pour un néophyte de maîtriser un bolide chaussé de pneus de rue rainurés que de slicks.
Les Bridgestone haute performance RE-11 télégraphient très bien les réactions de la voiture et des amorces de dérapages, même effectuées dans des virages rapides en troisième vitesse, sont assez faciles à contrôler.
Le circuit de développement de Mosport est assez sinueux, mais difficile à dompter avec deux virages aveugles, des freinages et virages en descente, et des points de corde difficiles à saisir. Il fait vraiment travailler les bras !
La pédagogie de l'Académie
L'instructeur en chef, Jamie Fitzmaurice, effectue un travail remarquable. Excellent pédagogue, il fait de nombreuses comparaisons entre la Van Diemen et les voitures de tous les jours. Il va à l'essentiel tout en mettant l'emphase sur les manoeuvres correctes à effectuer.
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| Photo: Bridgestone |
L'Académie de pilotage Bridgestone ne bride pas ses voitures. Dès les premiers tours de roue, il est possible de faire grimper le moteur à 6500 tours/minutes et exploiter les possibilités du bolide, ce qui n'est pas le cas dans toutes les écoles.
Divisés en petits groupes, les élèves suivent l'instructeur qui est, lui aussi, au volant d'une Van Diemen. Lors de chacune des séances en piste, chaque élève a la chance de rouler directement derrière l'instructeur et d'apprendre les bonnes trajectoires.
Évidemment, la Van Diemen, avec son châssis tubulaire, vibre énormément (surtout à 6500 tours), est peu confortable (on ressort avec les bleus partout), est physique à conduire et réclame des muscles endurants. Elle marche fort et est vraiment amusante à conduire. Pas de doute : c'est une véritable voiture de course, même si elle est ajustée pour les élèves possédant une expérience limitée ou nulle.
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| Photo: Bridgestone |
Le danger ? Pratiquement inexistant, car l'école n'a connu aucun accident sérieux ni blessé en 25 ans d'opération !
D'accord, ce n'est pas donné, mais cela est tellement plus plaisant (et plus difficile !) qu'un jeu vidéo de pilotage ! Si on a un accident à 200km/h, c'est un vrai ! Ça n'a rien à voir avec le monde du virtuel, si performant soit-il, Il s'agit sans contredit d'une activité à ajouter à sa liste personnelle de choses à faire durant une vie !




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