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Catastrophe au Japon : hausse à prévoir du coût de certains véhicules

Catastrophe au Japon : hausse à prévoir du coût de certains véhicules

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Selon plusieurs analystes économiques et experts de l'industrie automobile, il faudra s'attendre à ce que les prix des véhicules fabriqués au Japon augmentent. Ces hausses prévues seraient attribuables à la baisse de l'offre causée par les fermetures d'usines d'assemblage et de fournisseurs alors que la demande reste constante.

Selon eux, les effets devraient commencer à se faire sentir dès la fin du mois et tout au long d'avril. Le retour à la normale dépendra de la rapidité et à quel point les manufacturiers japonais pourront reprendre leurs activités.

Ceci veut dire que les consommateurs devront débourser un prix qui sera beaucoup plus près du PDSF et que leur marge de manœuvre pour négocier sera beaucoup plus faible, voire nulle pour certains modèles construits au Japon par Toyota (Prius), Honda (Insight et CR-V), Subaru (Forester et Impreza) ainsi que par des entreprises telles qu'Acura et Infiniti.

Jesse Toprak, analyste chez TrueCar.com, estime que l'inventaire de la Prius devrait durer environ 60 jours, mais qu'il pourrait baisser en un rien de temps comme les acheteurs se l'arracheront, devant faire face à une hausse du coût du pétrole.

Officiellement, Toyota assure « déployer tous les efforts pour minimiser l'impact à long terme sur la disponibilité » de la voiture. Elle a mentionné qu'une des trois manufactures responsables de concevoir ses batteries avait subi des dommages, mais que les autres demeuraient indemnes. Pour le moment, la majeure partie de leur production est temporairement arrêtée jusqu'au 22 mars.

De son côté, Subaru doit déjà faire avec un stock leur permettant de continuer à écouler les Forester et Impreza pendant moins de 30 jours. La directrice générale des ventes d'une franchise de Long Beach en Californie, April Somers, se dit « très préoccupée » par la situation et affirme que le fabricant les acheminait à son concessionnaire aussi vite que possible, mais qu'ils se détaillaient très rapidement.

Selon elle, la concession compte assez de véhicules pour subsister encore pendant quelques semaines, mais sentira les effets dans 30 jours et qu'elle s'attendait « à une hausse probable des prix ».

IHS, une entreprise de recherche liée à l'industrie, estime que près de 185 000 unités n'ont pas été construites dû au séisme et au tsunami et que ce nombre sera appelé à augmenter. Mars est généralement le mois le plus important pour la production automobile au Japon.

Se basant sur une perte quotidienne de 37 000 voitures et camions par jour, leurs analyses concluent que le manque à gagner serait de 335 000 d'ici à vendredi et qu'il pourrait atteindre 450 000 d'ici la fin de mars.

David Sullivan, analyste de produit pour la firme de consultants AutoPacific, prétend que la chute du plus petit fournisseur pourrait occasionner d'énormes problèmes. « L'absence d'une seule pièce peut fermer une chaîne de montage en entier », dit-il. Selon lui, les conséquences du tremblement de terre sur la chaîne d'approvisionnement sont les soucis prédominants des fabricants à l'heure actuelle.

Un autre élément qui viendra jouer sur la durée des hausses de prix sera l'alimentation en électricité. Présentement, plusieurs parties du Japon doivent composer avec des coupures de courant en alternance. D'après Tokyo Electric Power Company, cette mesure devrait être maintenue jusqu'à la fin d'avril.

M. Sullivan affirme que les usines confectionnant des pièces et des automobiles sont très énergivores et qu'une panne n'est pas souhaitable. Il cite en exemple les fours utilisés dans un atelier de peinture qui « peuvent prendre aussi longtemps que 10 heures pour atteindre la bonne température ».


Sources : The Detroit News, Detroit Free Press