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Chronique Bruno Spengler: Victoire au stade olympique de Munich !

Chronique Bruno Spengler: Victoire au stade olympique de Munich !

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Le pilote québécois offre aux lecteurs d’Auto123.com de vivre ses exploits dans le championnat européen du DTM. Pilote officiel Mercedes-Benz, il a remporté deux victoires consécutives !

Bonjour à tous!

Heureux de vous retrouver pour cette nouvelle chronique, après un mois de juillet plutôt agréable pour moi, malgré les conditions climatiques en Europe plutôt dignes d’un mois d’octobre !

La pluie, nous avons déjà eu notre dose sur le Norisring pour la cinquième manche du championnat DTM. Le Norisring, tracé dans les rues de la ville de Nuremberg, est l’un de mes circuits fétiches : c’est là que j’ai signé ma première victoire en DTM en 2006, je l’avais également remporté en 2007, et je restais sur cinq podiums consécutifs avant l’édition 2011.

Mon bureau: l'habitacle de ma Mercedes Classe C de DTM! (Photo: dtm.com)

Habituellement, il fait beau et très chaud début juillet à Nuremberg. Cette fois, nous avons eu droit à un temps plus que mitigé durant tout le week-end, avec des températures très fraîches, notamment lors de la journée du dimanche.

Je n’en ai pas pour autant changé mes habitudes sur ce circuit : j’ai signé la pôle position le samedi.

Il pleuvait au départ de la course, suffisamment pour nous faire partir derrière la voiture de sécurité. Ensuite, le niveau d’eau s’est quelque peu stabilisé, la pluie s’est un peu arrêtée, avant de reprendre de plus belle en fin de course : il pleuvait très fort, un véritable déluge !

Aux commandes de la voiture, c’était difficile ; nous partions en aquaplaning en pleine ligne droite. La voiture de sécurité a logiquement fait sa réapparition. Mais, même à allure réduite, la voiture était difficilement contrôlable sous cette pluie.

La direction de course a décidé de stopper l’épreuve avant la fin, c’était la bonne décision. D’autant que le Norisring, avec ses hautes vitesses et ses murets de béton, n’est pas vraiment le circuit qui autorise de marge de manœuvre… En tous cas, je décrochais ma troisième victoire sur ce circuit, ma deuxième de la saison : une belle satisfaction.

Bruno Spengler et ses coéquipiers Jamie Green et Gary Paffett au Grand Prix d'Allemagne au Nürburging. (Photo: dtm.com)

Il faut rendre hommage à l’équipe, qui m’a fait bénéficier d’une excellente stratégie de ravitaillement. J’ai été parfaitement guidé, et aidé par des ravitaillements très rapides, pas évident pour les mécaniciens dans le froid et sous une pluie battante…

C’est toujours important de s’imposer, et ce succès m’a permis de reprendre la tête du championnat, pour trois points seulement devant le pilote Audi Martin Tomczyk. Trois points, c’est peu. On peut même dire que l’on est à égalité. Ce sera d’autant plus difficile que nous allons maintenant aborder des tracés qui devraient convenir à Tomczyk et son Audi A4 « ancienne génération », qui bénéficie d’un allègement de poids de 25kg. Un avantage non négligeable. Mais d’autres pourraient aussi s’immiscer dans la bagarre, avec des pilotes comme Timo Scheider notamment : la fin de saison s’annonce serrée.