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DTM: Chronique Bruno Spengler, pilote Mercedes

DTM: Chronique Bruno Spengler, pilote Mercedes

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Bonjour à tous !

Heureux de vous retrouver pour ma deuxième chronique de la saison… Après quatre courses, le bilan est, comme vous le savez, plus que positif : quatre podiums, dont une victoire, qui me permettent d’être en tête du championnat avec 10 points d’avance.

C’est de loin le meilleur début de saison depuis mes débuts en DTM. Habituellement, mes entames de championnat étaient toujours un peu compliquées.

Bruno Spengler coincé au départ de la course du Norisring. (Photo: dtm.com)

En 2006, je suis victime d’une crevaison lors de la première course à Hockenheim. En 2007, je commence même la saison avec deux scores vierges, par la faute d’un ennui de direction assistée. Pourtant, les deux fois, je me suis battu jusqu’au bout pour le championnat. Je rate même le titre 2007 pour quelques points lors de la dernière course !

Cette saison au contraire, la malchance semble m’épargner, et j’ai même pu renouer avec la victoire au Lausitzring. Mon dernier succès remontait au Norisring 2007, ce fut une assez longue attente, et un sentiment incroyable lorsque j’ai passé la ligne d’arrivée en vainqueur. L’émotion était tellement forte que j’en avais des frissons en passant la ligne… Une décharge d’adrénaline assez exceptionnelle. C’est un sentiment impossible à vivre dans la vie de tous les jours, que l’on ne peut pas ressentir ailleurs qu’en compétition.

Ce succès au Lausitzring, ajouté à mes deux deuxièmes places de Hockenheim et Valencia, ainsi qu’à ma 3e place lors de la dernière course au Norisring, m’ont permis de m’installer solidement en tête du championnat. Dix points d’avance, c’est appréciable, mais il reste encore six courses à disputer, le championnat est encore long, d’autant que nous aborderons des circuits peut-être moins favorables à nos Mercedes lors de cette deuxième partie de saison.

Il faudra se concentrer sur chaque épreuve afin de marquer le maximum de points. Ensuite on verra on l’on en est… Pour ma part, cela ne change rien aux autres années : pas de calcul, mais pas de prise de risque inconsidérée non plus : ce n’est pas dans ma nature.

Spengler au parc Omega où il a grandi. (Photo: Archives Bruno Spengler)

Il faut surtout saluer le travail de l’équipe lors de ce début de saison. Certes, les voitures n’ont pas évolué depuis l’an passé, et la Mercedes Classe C avait fini l’année 2009 en trombe. Mais Audi n’est pas resté les bras croisés durant cet hiver, et on les a vus très performants à Hockenheim, où Ekström rate la coche sur une erreur de stratégie, et surtout à Valencia, où il décroche la victoire.

Même au Norisring, un tracé qui nous est habituellement plus favorable, les Audi ont été très compétitives. Il a fallu travailler dur pour être devant, pour optimiser les réglages des voitures. Et l’équipe a réalisé un super travail, comme notamment lors de mon second arrêt ravitaillement au Norisring, qui ne m’a pris que 2,7 secondes ! Ce fut tout simplement incroyable…

Cette course au Norisring, disputée dimanche dernier, fut vraiment délicate. Les conditions de chaleur étaient difficiles, et sur ce tracé en ville toujours très piégeux, chaque erreur se paie immédiatement.

Parti 3e, j’ai perdu une place au départ. J’ai ensuite essayé de suivre le rythme lors de mon premier relais, mais j’ai perdu un peu de temps sur les premiers. Pareil lors de mon second relais. En revanche, après mon second arrêt, la voiture était très performante, et j’ai tout donné pour revenir. Il me manquait une dizaine de tours… Mais cette 3e place me convenait tout de même pas mal.

En juin, j’ai eu la chance de revenir au Québec à l’occasion du retour du Grand Prix du Canada. Je n’ai pas pu y séjourner longtemps : j’ai dû repartir dimanche soir, car j’avais des essais la semaine suivante.

J’ai tout de même passé un très agréable moment. J’ai passé la journée du mercredi précédent la course au Parc Omega de Montebello, où j’ai passé mon enfance. Cela m’a permis de recharger mes batteries. C’est un endroit où je me sens tellement bien qu’il m’est toujours difficile de repartir. Le contact avec la nature et les animaux est très important pour moi. J’en ai également profité pour jouer au golf au Château de Montebello.

Spengler au rallye de voitures historiques (Photo: Archives Bruno Spengler)

Puis le jeudi, direction le circuit du Grand Prix de F1 où j’ai passé mes journées jusqu’à la course de dimanche en compagnie des membres de l’écurie Mercedes. J’y ai rencontré de nombreux journalistes canadiens et québécois, dont certains « fidèles » qui me suivent depuis l’époque du karting, et que j’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir à Montréal. Incroyable aussi de voir comment la ville a fêté le retour de la Formule 1 avec de nombreuses manifestations pendant plusieurs jours.

À noter aussi une petite escapade, juste avant la course du Norisring, dans les Alpes autrichiennes, où j’ai participé, à la demande de Mercedes, à un rallye historique au volant d’une magnifique SL 230 Pagode de 1963, avec mon amie Franziska dans le rôle de copilote.

Nous avons parcouru 500 km en trois jours, le tout dans des décors somptueux… Une belle expérience.

Une pause de près d’un mois se présente désormais. Je me rendrai au GP de Formule 1 à Hockenheim fin juillet. Avant la reprise du DTM au Nürburgring, début août…

À bientôt !

Bruno Spengler

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