Samedi matin, retour au circuit pour les essais libres. Pas de pluie cette fois, mais la séance a été perturbée par un incident peu banal qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques : une plaque d’égout s’est en effet soulevée en plein milieu de la grande ligne droite des stands.
L’Audi de Katherine Legge a littéralement décollé dessus. Puis, la plaque en fonte a arraché la susoension arrière de la voiture de Markus Winkelhock. C’était vraiment dangereux. La séance a été stoppée pendant près d’une heure et demie. Du coup, notre programme d’essai a été considérablement pertubé.
Après une brève pause déjeuner, il était temps de se préparer pour les qualifications. Ici, le circuit est court, on le couvre en moins de 50 secondes, et chaque dixième perdu peut avoir des conséquences catastrophiques pour sa position sur la grille de départ. Pour corser le tout, une nouvelle averse s’est abattue brièvement sur le circuit un quart d’heure avant le début de la séance.
Conséquence : si le premier virage avait eu le temps de s’assécher un peu, le reste du circuit était totalement détrempé. Nous sommes donc partis en pneus pluie pour Q1. Après avoir passé cet écueil, je me suis lancé en Q2, toujours chaussé en « pluie ». Puis nous avons décidé de chausser les slicks, comme la piste s’asséchait.
Après un début de Q3 en slicks, il s’est à nouveau mis à pleuvoir un peu. C’était très piégeux, mais cela s’est vite asséché. Mais le piège était de ne pas faire plus que les huit tours maximum autorisés. Voyant leurs temps « tomber » à chaque passage, plusieurs pilotes se sont faits piégés, et pénalisés. Moi, mon ingénieur m’a immédiatement dit à la radio de rentrer aux puits. Il a eu un bon réflexe…
En Q4, je me suis élancé en premier. Un désavantage, car c’est celui qui passe à la fin qui bénéficie des meilleures conditions d’adhérence. Troisième dans ces conditions, c’était plutôt bien.
Dimanche matin, les choses continuaient à bien se dérouler. J’ai signé le meilleur temps du warm-up après avoir effectué un test de distance : 34 tours couverts à la suite, avec de bons temps au tour, même avec des pneus usés. De quoi mettre en confiance.
Au départ, j’ai conservé ma troisième place, en évitant la bousculade dans la première épingle après le départ, un endroit toujours critique. Nous avons décidé d’effectuer un long premier relais lorsque nous avons vu Ekström rentrer aux puits pour son premier arrêt.
Avec une piste dégagée, j’ai pu enchaîner les bons temps au tour, tout comme au warm-up le matin. Cette stratégie, ajoutée à un excellent arrêt ravitaillement de mon équipe, m’a permis de passer en deuxième position. Il était alors temps de s’occuper de l’Audi de Timo Scheider, alors en tête.
Difficile de doubler l’Audi, qui bénéficiait d’une bonne pointe de vitesse en ligne droite. Ma seule chance : le dernier virage avant la ligne droite. À cinq tours de la fin (sur 80), j’ai décidé de plonger à l’intérieur, et j’ai trouvé l’ouverture. Seulement, il me fallait défendre ma position, devant cette Audi très rapide. Je me suis mis à l’intérieur au virage suivant… et j’ai freiné sur la poussière, ce qui m’a fait bloquer mes roues arrières, et viré un peu large.
Scheider et Jamie Green en ont profité pour passer. Même l’Audi de Mathias Ekström s’est portée à ma hauteur, mais j’ai pu garder la troisième place. Puis, Jamie a effectué une belle manœuvre de dépassement à la chicane. Scheider a dû se déporter dans la poussière, et je suis passé.
Nous terminons 1-2 : c’est très bien. Même si j’aurais évidemment préféré gagner. Je ne suis pas vraiment déçu, car cette deuxième place est importante pour le championnat, elle me permet de revenir à un point de Scheider.
Il faut désormais se concentrer sur Zandvoort, la prochaine course. Un circuit plutôt favorable à Audi cette fois. Mais nous avons également une belle carte à jouer, rien n’est fini tant que le drapeau à damiers n’a pas été baissé. Comme l’a montré la course de dimanche !
À bientôt,
Bruno Spengler
www.brunospengler.com
www.smartracepaint.com
photo:René Fagnan - Auto123.com & DTM
L’Audi de Katherine Legge a littéralement décollé dessus. Puis, la plaque en fonte a arraché la susoension arrière de la voiture de Markus Winkelhock. C’était vraiment dangereux. La séance a été stoppée pendant près d’une heure et demie. Du coup, notre programme d’essai a été considérablement pertubé.
Après une brève pause déjeuner, il était temps de se préparer pour les qualifications. Ici, le circuit est court, on le couvre en moins de 50 secondes, et chaque dixième perdu peut avoir des conséquences catastrophiques pour sa position sur la grille de départ. Pour corser le tout, une nouvelle averse s’est abattue brièvement sur le circuit un quart d’heure avant le début de la séance.
Conséquence : si le premier virage avait eu le temps de s’assécher un peu, le reste du circuit était totalement détrempé. Nous sommes donc partis en pneus pluie pour Q1. Après avoir passé cet écueil, je me suis lancé en Q2, toujours chaussé en « pluie ». Puis nous avons décidé de chausser les slicks, comme la piste s’asséchait.
Après un début de Q3 en slicks, il s’est à nouveau mis à pleuvoir un peu. C’était très piégeux, mais cela s’est vite asséché. Mais le piège était de ne pas faire plus que les huit tours maximum autorisés. Voyant leurs temps « tomber » à chaque passage, plusieurs pilotes se sont faits piégés, et pénalisés. Moi, mon ingénieur m’a immédiatement dit à la radio de rentrer aux puits. Il a eu un bon réflexe…
En Q4, je me suis élancé en premier. Un désavantage, car c’est celui qui passe à la fin qui bénéficie des meilleures conditions d’adhérence. Troisième dans ces conditions, c’était plutôt bien.
Dimanche matin, les choses continuaient à bien se dérouler. J’ai signé le meilleur temps du warm-up après avoir effectué un test de distance : 34 tours couverts à la suite, avec de bons temps au tour, même avec des pneus usés. De quoi mettre en confiance.
Au départ, j’ai conservé ma troisième place, en évitant la bousculade dans la première épingle après le départ, un endroit toujours critique. Nous avons décidé d’effectuer un long premier relais lorsque nous avons vu Ekström rentrer aux puits pour son premier arrêt.
Avec une piste dégagée, j’ai pu enchaîner les bons temps au tour, tout comme au warm-up le matin. Cette stratégie, ajoutée à un excellent arrêt ravitaillement de mon équipe, m’a permis de passer en deuxième position. Il était alors temps de s’occuper de l’Audi de Timo Scheider, alors en tête.
Difficile de doubler l’Audi, qui bénéficiait d’une bonne pointe de vitesse en ligne droite. Ma seule chance : le dernier virage avant la ligne droite. À cinq tours de la fin (sur 80), j’ai décidé de plonger à l’intérieur, et j’ai trouvé l’ouverture. Seulement, il me fallait défendre ma position, devant cette Audi très rapide. Je me suis mis à l’intérieur au virage suivant… et j’ai freiné sur la poussière, ce qui m’a fait bloquer mes roues arrières, et viré un peu large.
Scheider et Jamie Green en ont profité pour passer. Même l’Audi de Mathias Ekström s’est portée à ma hauteur, mais j’ai pu garder la troisième place. Puis, Jamie a effectué une belle manœuvre de dépassement à la chicane. Scheider a dû se déporter dans la poussière, et je suis passé.
Nous terminons 1-2 : c’est très bien. Même si j’aurais évidemment préféré gagner. Je ne suis pas vraiment déçu, car cette deuxième place est importante pour le championnat, elle me permet de revenir à un point de Scheider.
Il faut désormais se concentrer sur Zandvoort, la prochaine course. Un circuit plutôt favorable à Audi cette fois. Mais nous avons également une belle carte à jouer, rien n’est fini tant que le drapeau à damiers n’a pas été baissé. Comme l’a montré la course de dimanche !
À bientôt,
Bruno Spengler
www.brunospengler.com
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photo:René Fagnan - Auto123.com & DTM





