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F1: Bruno Senna est impatient de rouler à Singapour

F1: Bruno Senna est impatient de rouler à Singapour

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D'après Lotus Renault GP

À la veille de son troisième grand prix avec Lotus Renault GP, le pilote brésilien nous livre ses impressions.

Vous avez écrit votre propre histoire ces derniers temps. Première course avec Lotus Renault, premiers points… Et maintenant ?
BS : C’est difficile à dire. Nous progressons bien et je me sens de mieux en mieux dans la voiture comme dans l’équipe. Il reste plusieurs domaines où je dois progresser. Je dois accroître ma connaissance technique de la R31 et au point de vue de mon pilotage, certaines zones sont encore à peaufiner. Je ne suis certainement pas encore à 100%. J’engrange toutes les informations que je peux chaque week-end et j’espère que nous pourrons continuer à marquer des points et à assurer des qualifications dans le top ten. Nous devrions être des noms familiers en Q3 tous les samedis après-midis. J’espère pouvoir apporter plus de points à l’équipe dès que je me serai habitué à la voiture.

Bruno Senna sur la grille de départ du grand prix de Belgique. (Photo: WRi2)
Bruno Senna sur la grille de départ du grand prix de Belgique. (Photo: WRi2)

Est-ce bien ancré dans la réalité, maintenant, que vous êtes pilote titulaire ?
BS : Oui, c’est bel et bien ancré. J’ai vécu un grand moment à Monza parce que j’avais déjà participé à une course. J’avais fait quelques sorties avec la R31 cette année, mais je n’avais pas l’expérience de la course comme les autres pilotes sur la grille. Ils avaient déjà leur vitesse de croisière avec leurs voitures et ils savaient ce qu’ils étaient capables de faire au moment où je suis arrivé. Bien sûr, tout est un peu nouveau pour moi. Avant Monza, je n’avais qu’une seule expérience en qualifications, ce qui était dur. La course a été une grande courbe d’apprentissage. Je l’ai appréciée et je crois que le résultat a été très encourageant, compte tenu de l’embarras dans lequel je me suis trouvé au premier virage. À l’évidence, la voiture marchait bien et l’équipe a adopté une bonne stratégie. Deux signes très encourageants, vraiment.

Quel a été l’aspect le plus délicat de votre nouveau rôle ?
BS : Cela a été assez compliqué de m’habituer aux pneus. Tout le monde a commencé la saison en parlant de pneus, de pneus et encore de pneus. Mais comme pour toute chose, plus vous pratiquez, plus cela devient facile. Extraire le meilleur des pneus Pirelli n’est pas facile. C’est un processus d’apprentissage mais il est clair qu’ils ont un potentiel énorme. Alors j’espère rassembler toutes les pièces et en tirer le maximum pour les prochaines courses.

Le grand prix de Singapour se déroule de nuit. Cela va-t-il modifier votre approche ?
BS : Ce sera un vrai test. C’est une adjonction récente au calendrier de la F1 et ce sera une nouveauté pour moi. Cela va me demander beaucoup d’efforts pour extraire le maximum de la voiture, mais je suis enthousiaste devant ce qui se prépare et j’espère récompenser l’équipe avec de nouveaux points.

Je vais approcher ce week-end avec une méthode similaire à celle de Monza en tournant le plus possible lors des essais libres, ce qui m’aidera, je l’espère, à atteindre ensuite la Q3. Singapour est un circuit éprouvant. Il comporte tellement de virages et vous devez être sur le qui-vive pour éviter la moindre erreur. Il exige le meilleur de chaque pilote. Définir les réglages n’est pas aisé non plus. Il est aussi dur physiquement parce que l’atmosphère est très humide et la piste demande de la précision virage après virage. En pilotant la nuit, vous remarquez le mélange de zones de lumière et d’ombre et il faut un peu de temps pour s’y habituer. Comme pour le GP de Malaisie, Singapour demande d’arriver un peu plus tôt pour s’acclimater. Cela dit, l’équipe va rester à l’heure britannique à cause du programme du week-end. Je suis impatient de vivre un type de course différent et amusant.