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F1: Max Mosley désapprouve le retour du GP de Bahreïn

F1: Max Mosley désapprouve le retour du GP de Bahreïn

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Dans un texte publié dans les pages du Daily Telegraph, Max Mosley, l’ancien président de la FIA, a déclaré que le retour au calendrier du Grand Prix de Bahreïn pourrait « coûter cher à la Formule 1 ».

Vendredi dernier, les membres de Conseil mondial du sport automobile ont voté à l’unanimité pour le retour du Grand Prix de Bahreïn au calendrier le 30 octobre.

L’épreuve avait été temporairement retirée du calendrier en mars à cause des tensions politiques et des affrontements entre la population et l’armée dans ce petit État.

Dans son texte, Mosley indique qu’il accepte que des sports mondiaux puissent tenir des événements dans des pays qui posent des gestes qui peuvent être désapprouvés par d’autres nations.

Toutefois, dans le cas de Bahreïn, explique-t-il, la F1 est utilisée pour envoyer un message erroné à propos de ce qui se passe dans le pays.

« Il faut évidemment qu’une différence soit faite entre un événement sportif qui n’est qu’une activité de divertissement dans un pays moins que parfait, et un événement qui sert à masquer ce que fait un régime oppressif, » d’écrire Mosley.

« Si un sport accepte de jouer ce rôle, il devient un outil de ce gouvernement. Si la Formule 1 se permet d’être utilisée de cette façon à Bahreïn, elle partagera l’odieux de l’affaire, comme si elle avait participé à la répression de la population non armée, » ajoute-t-il.

Il précise sa pensée. « Après avoir agi de façon aussi horrible, le gouvernement de Bahreïn tente de restaurer son image. C’est à ce moment que le Grand Prix entre en jeu et devient utile. En tenant la course, le gouvernement espère montrer au monde entier que les troubles qui s’y sont déroulés n’étaient en fait que des manifestations mineures isolées et que tout est revenu à la normale ».

Il termine son texte avec un avertissement. « En acceptant d’y tenir une course, la Formule 1 devient complice de ce qui s’est passé. Elle devient un des outils de répression du gouvernement. La décision de tenir le Grand Prix est une erreur qui ne sera pas rapidement oubliée. Et si elle n’est pas renversée, elle pourrait coûter très cher à la F1 ».