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Fatigue au volant : mythes et réalités

Fatigue au volant : mythes et réalités

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En partenariat avec Promutuel Assurance, voici un nouvel article sur l’assurance automobile et le monde de l’automobile. 

Au palmarès des causes de décès sur la route, la fatigue occupe le 3e rang, juste après la vitesse et l’alcool. La SAAQ a d’ailleurs dédié sa campagne 2015 à la sensibilisation des automobilistes à la fatigue au volant. La fatigue n’a pas de sexe ni d’âge : elle peut toucher tout le monde! Tout automobiliste en a déjà ressenti les signes. Chacun y va de son « truc » pour rester éveillé. Mais ces astuces fonctionnent-elles vraiment? Retour sur les mythes et réalités entourant le phénomène de la fatigue au volant.

Un danger méconnu
Sous-estimée à tort, la fatigue altère la concentration du conducteur et augmente significativement le risque d’accident. Ce risque est méconnu car, la plupart du temps, les automobilistes ont l’illusion de garder le contrôle sur leur état de fatigue ou d’épuisement. Il s’agit donc d’un danger « invisible » qui, tout comme l’alcool, nuit à nos aptitudes à la conduite.

La fatigue entraîne la fatigue
Cela peut sembler banal, mais il faut le rappeler : notre état de santé général a un impact sur notre niveau de fatigue. Le stress quotidien ainsi que le rythme de vie affectent notre corps et notre esprit. Et l’impact sur notre conduite est réel. Les troubles du sommeil ont notamment des répercussions sur la vigilance et la capacité de conduire. Prudence également avec les médicaments, dont certains occasionnent de la somnolence. Et inutile de parler de l’alcool ou des drogues… En résumé, une bonne hygiène de vie peut réduire notre état de fatigue. Réduisez votre dette en sommeil pour augmenter votre capital-santé!

Solutions miracles ou mirages?
Il existe plusieurs fausses bonnes idées ou croyances en matière de lutte contre le sommeil au volant. Commençons par le café ou le fait de garder une vitre ouverte : s’ils réveillent et agissent à court terme, les effets de ces gestes sont néanmoins temporaires. Et si le café semble votre meilleur allié, n’oubliez pas que son effet commence à se faire sentir seulement 10 à 15 minutes après son absorption. Conduire pieds nus ou faire une pause express de moins de 2 minutes? Inefficaces! Évitez aussi de transformer l’habitacle de votre auto en discothèque… Le son et la lumière peuvent vous réveiller, mais encore une fois, l’effet sera de courte durée. Le fait de mâcher des gommes à répétition fait partie de la même catégorie et… brille par son inefficacité.  Bref, la liste des mythes qui ont la vie dure est longue!

Vitesse et fatigue ne font pas bon ménage
A priori, l’idée semble bonne : rouler plus vite pour être plus vigilant. En pratique, la fatigue diminue la vigilance. Le cerveau traite moins vite les informations qui arrivent plus vite… L’équation ne fonctionne donc pas!

Des heures à éviter
La conduite nocturne semble propice à la fatigue au volant. Entre minuit et 6 h, notre organisme est programmé pour dormir, donc la vigilance est de mise. Il faut savoir également que le risque d’endormissement est important aussi entre 13 h et 15 h.
Ne pas surestimer sa vigilance et éviter les excès de confiance
Vos états de service en tant que conducteur et vos nombreuses années d’expérience ne vous exemptent pas : la fatigue est aveugle et touche tout le monde. Malgré toute votre bonne volonté, vous ne la vaincrez pas. Alors gare aux excès de confiance!

LE vrai conseil : une pause qui s’impose
Le combat contre la fatigue au volant est perdu d’avance. L’homme ne dispose d’aucune « arme » efficace et les « miracles » temporaires sont illusoires. La seule vraie solution, c’est de reconnaître les signes de fatigue et de s’arrêter le plus tôt possible. Éviter un accident ou augmenter votre espérance de vie valent bien de prendre 15 minutes de plus pour parcourir votre trajet!