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Gilles Villeneuve: Les souvenirs d'Alan Jones

Gilles Villeneuve: Les souvenirs d'Alan Jones

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La saison 2012 marque le 30e anniversaire du décès de Gilles Villeneuve lors des qualifications du Grand Prix de Belgique. Aujourd'hui, l'ancien champion du monde et redoutable adversaire de Villeneuve, Alan Jones, nous parle du regretté pilote Ferrari.

Le pilote australien Alan Jones, premier à avoir décroché le titre mondial au volant d'une Williams, a toujours fait attention de ne pas trop se lier d’amitié avec les autres pilotes de Formule 1 durant sa carrière.

Alan Jones, F1, Williams
GP d'Autriche 1979: Gilles Villeneuve (2e), Alan Jones (1er) et Jacques Laffite. (Photo: LAT Williams)

Ainsi, Jones, au caractère bien trempé, désirait conserver une certaine distance avec les autres pilotes à cause des dangers du métier, et pour ne pas qu’ils découvrent ses points faibles. Même s’ils n’étaient pas de grands amis, Jones dit que “Gilles et moi ne changions toutefois pas de trottoirs quand nous nous rencontrions…”

« Je me souviens du Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort en 1979 quand il a arraché la roue arrière gauche de sa voiture et qu’il est retourné aux puits à toute vitesse avec la roue qui se baladait au bout de la durite de frein », de raconter Jones.

Alan Jones, Gilles Villeneuve, F1, Ferrari, Williams
GP de Monaco 1981: Alan Jones et Gilles Villeneuve en lutte pour la victoire. (Photo: WRi2)

« Cela ne m’avait pas vraiment plu sur le moment. Et je suis allé lui expliquer. 'Je comprends que tu veuilles ramener ta voiture aux puits si tu ne veux pas marcher toute cette distance. C’est très bien de vouloir demeurer assis dans le cockpit de ta Ferrari, mais si la durite de frein avait cédé au mauvais moment, la roue se serait détachée et elle aurait percuté de plein fouet la voiture qui te suivait », de poursuivre Jones.

« Je lui ai donc dit que j’avais trouvé le geste pas mal stupide de sa part, mais c’était typique de Gilles. Il était le pilote parfait pour Ferrari. En fait, il aurait été un excellent pilote Lotus, car selon Colin Chapman, la voiture parfaite croisait la ligne d’arrivée avec seulement trois boulons en place, tout le reste s’étant désagrégé au fil des tours », nous a-t-il dit.

Frank Williams, Alan Jones, F1
Sir Frank Williams et Alan Jones en 1980. (Photo: WRi2)

« Gilles possédait un contrôle ahurissant de sa voiture, un talent immense, et il était un fier compétiteur, extrêmement déterminé, dur et très volontaire. Je crois que ce sont ces qualités qui en ont fait un très bon pilote Ferrari et un pilote adulé du public en général », de raconter l'Australien.