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Hausse des cotes de consommation: les explications

Hausse des cotes de consommation: les explications

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En mars dernier, nous annoncions que Ressources naturelles Canada avait revu sa façon de calculer les cotes de consommation des véhicules et proposé de nouveaux chiffres, effectifs dès l’année-modèle 2015. Ainsi, ces nouvelles mesures refléteront davantage les habitudes des conducteurs moyens, en utilisant des méthodes de calcul qui tiennent compte des aléas de la conduite quotidienne.

Certes, si certaines personnes étaient parvenues à obtenir les mêmes cotes de consommation que celles affichées sur leur automobile avant 2015, reste qu’une bonne proportion de conducteurs, malgré une conduite « normale » (comprendre sans appuyer à fond sur le champignon ni abuser du climatiseur), obtenaient invariablement une consommation nettement supérieure à ce qui était annoncé…

En quoi consiste cette nouvelle méthode?
D’abord, expliquons comment fonctionnait l’ancienne méthodologie, basée sur des essais dits à « 2 cycles », l’un en ville et l’autre sur route, calculée de la façon suivante :

« L'essai en ville simule un parcours urbain ponctué d’arrêts et de démarrages à une vitesse moyenne de 34 km/h et une vitesse de pointe de 90 km/h. L'essai dure environ 31 minutes et comporte 23 arrêts. L'essai débute par un démarrage du moteur à froid, ce qui équivaut au démarrage d'un véhicule après qu'il soit resté stationné durant la nuit au cours de l'été.

La dernière phase de l’essai consiste à répéter les 8 premières minutes du cycle, mais cette fois, avec un démarrage à chaud. Cela simule le redémarrage d'un véhicule après que son moteur ait déjà chauffé, qu'il ait été conduit et qu'il se soit arrêté pendant une brève durée. Le moteur tourne au ralenti pendant plus de 5 minutes pour représenter l'attente aux feux de circulation.

L'essai sur route simule une combinaison de parcours sur les routes principales et secondaires à une vitesse moyenne de 78 km/h et une vitesse de pointe de 97 km/h. L'essai dure environ 13 minutes et ne comporte aucun arrêt. L'essai commence par un démarrage du moteur à chaud. Les valeurs de consommation de carburant dérivées de ces cycles d’essai sont ajustées à la hausse de 10 %, en ville, et de 15 %, sur route, afin de mieux représenter les résultats réels. » (Source : Ressources naturelles Canada)

La nouvelle méthodologie reprend ces 2 phases initiales, auxquelles elle en ajoute 3 autres :

« L'essai par grand froid utilise le même cycle de conduite que l'essai en ville typique, si ce n'est que la température de la cellule d'essai est de -7 °C.

Dans l'essai avec climatiseur, la température de la cellule d'essai est portée à 35 °C. Le système de climatisation du véhicule sert alors à abaisser la température de l'habitacle. Le moteur démarre à chaud et l'essai se fait à une vitesse moyenne de 35 km/h et une vitesse maximale de 88 km/h. Cinq arrêts sont prévus, le moteur tournant au ralenti 19 % du temps.

L'essai à grande vitesse/vives accélérations se fait à une vitesse moyenne de 78 km/h et atteint une vitesse de pointe de 129 km/h. Quatre arrêts sont prévus, et les vives accélérations atteignent leur maximum à la vitesse de 13,6 km/h par seconde. Le moteur démarre à chaud et l'essai se déroule sans climatisation. » (Source : Ressources naturelles Canada)

Ainsi, en ayant ajouté 3 autres types d’essais, la moyenne des cotes de consommation s’en trouve augmentée.

Est-ce que ces modifications sont valables pour les anciens véhicules?

Bien que cette nouvelle méthodologie soit mise en place pour les véhicules à partir de 2015, nombre de consommateurs se demandent quelles auraient été les cotes de consommation de leur propre véhicule 2014 ou moins. Ressources naturelles Canada a ainsi mis en ligne un outil de calcul, pour permettre aux conducteurs de voir les performances de leur véhicule en tenant compte des nouveaux critères d’évaluation. Vous trouverez l’outil sur le site de Ressources naturelles Canada : cotes de consommation de carburant

Certes, certains conducteurs trouveront que ces nouvelles cotes ont été majorées à l’extrême, tandis que d’autres les jugeront encore trop optimistes. Il faut garder en tête qu’il s’agit avant tout de moyennes et que de nombreux facteurs peuvent faire varier ce chiffre.

Quelques exemples selon les catégories de véhicules (2014)

CatégorieMarqueAvant (ville/route)Corrigé (ville/route)
Sous-compacteNissan Versa6,1/4,87,2/5,8
CompacteHonda Civic6,7/5,07,9/6,0
IntermédiaireFord Fusion (2,0L)9,2/5,910,5/7,1
Grande berlineHyundai Sonata10,0/6,311,4/7,5
CamionnetteChevrolet Silverado (4,3L)11,9/8,413,4/9,9
VUSMazda CX-5 (2,5L)8,3/6,29,6/7,4
MinifourgonnetteDodge Grand Caravan12,2/7,913,7/9,4

Comment se rapprocher des cotes de consommation affichées?
Il n’y a pas de recette miracle pour réduire sa consommation de carburant; cependant, quelques modifications aux habitudes de conduite peuvent apporter une certaine amélioration. Peut-être les appliquez-vous déjà :
  1. Accélérer progressivement.
  2. Maintenir une vitesse de croisière.
  3. Prévoir la densité de circulation.
  4. Relâcher l’accélérateur pour ralentir au lieu de freiner (si possible!)
  5. Éviter les excès de vitesse.

Source : Ressources naturelles Canada

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les très courts trajets augmentent considérablement la consommation de carburant; ainsi, passer à l’école chercher fiston, à la garderie prendre l’autre chérubin et terminer le tout par l’épicerie, le tout dans un rayon de moins de 5 kilomètres, fait en sorte que le véhicule consomme davantage de carburant.

Le site Web de Ressources naturelles Canada regorge d’informations utiles sur ces nouvelles méthodologies de même que sur les moyens de réduire la consommation de carburant.

En terminant, il n’est pas nécessaire de devenir un maniaque de l’écoconduite, ni de rouler à 80 km/h sur l’autoroute pour obtenir une consommation de carburant semblable à celles exprimées sur les véhicules; parfois, de simple changements à nos habitudes de conduite suffisent à faire le travail!

Et vous? Trouvez-vous les nouvelles cotes plus réalistes, trop optimistes ou carrément exagérées? Donnez-nous votre avis!

Source : Ressources naturelles Canada