Auto123.com - On vous guide du rêve à la route

La saison des salons de l'auto est à nos portes

Par ,

En tant que journaliste automobile depuis exactement 11 ans, j’ai eu la chance de visiter plusieurs salons automobiles. En plus de ceux près de chez moi, c’est-à-dire Québec, Montréal et Toronto, j’ai assisté aux salons de New York, Los Angeles, Détroit, Chicago et même Genève.

Mon premier vrai salon (à l’extérieur du Canada) a été celui de New York en 2004. C’était gros! La nouvelle Mustang y avait été dévoilée et j’avais pu m’asseoir aux côtés du légendaire Carroll Shelby pour discuter avec lui (je suis sûr qu’il ne s’en souvient pas). L’excitation, le glamour et l’extravagance étaient facilement palpables.

Le deuxième grand salon auquel j’ai assisté a été l’édition 2005 du cirque qu’est Détroit. Je me rappelle toute l’action et tout l’artifice de cet événement monumental, ponctué par l’apparition soudaine d’une Hyundai Sonata via le plafond. J’ai vu des prestations mémorables d’artistes tels que le Blue Man Group et Sugar Ray. Et c’est sans parler de la bouffe et de la boisson gratuites à chaque kiosque...

Il y en a eu jusqu’à la tombée de la nuit…

En contraste, les salons de l’auto de l’année dernière ont été ternes, pour ne pas dire inintéressants. Les aires d’exposition de certains manufacturiers ressemblaient davantage à des stationnements ou à des hangars dépouillés. Puis, au fil de 2008, quelques-uns ont carrément décidé de se retirer.

Ceci m’amène au Salon de l’auto de Los Angeles 2009 et au fait que Ferrari, Lamborghini, Infiniti, Nissan et plusieurs autres ont boudé l’événement. Il faut s’attendre à voir encore plus d’absents lors des prochains salons.

Bref, même si l’industrie automobile se porte stable depuis la crise (lire : elle ne s’enlise plus), les budgets des constructeurs sont encore très serrés et, honnêtement, je commence à me demander si la formule des salons de l’auto n’est pas périmée, surtout avec les dévoilements, conférences et diffusions sur le Web.