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Le taux de vol de nouveaux véhicules est en baisse à travers le Canada

Le taux de vol de nouveaux véhicules est en baisse à travers le Canada

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Grâce surtout aux avances dans les technologies d'immobilisation, le taux de vol pour les nouveaux véhicules assurés est tombé rapidement pour atteindre des niveaux records à travers le Canada ces dernières années, mais ce qui n'a pas changé, c'est la capacité, pour les criminels, de voler quelque chose qu'ils veulent vraiment.

Un dirigeant de chez Lojack l'a démontré clairement il y a quelques années, dans une entrevue à propos d'un homme riche qui avait considéré la technologie de recouvrement par fréquence radio de la firme pour la voiture classique qu'il gardait à sa maison de la Floride.

Croyant que le fait d'enchaîner sa voiture à deux palmiers (une chaîne à l'avant, l'autre à l'arrière) suffirait à décourager n'importe quel voleur, le propriétaire de celle-ci a donc décliné une offre d'équipement Lojack.

Quelques semaines plus tard, l'homme avait recontacté le représentant de Lojack, insistant pour avoir un système installé sur le champ. Après avoir promis de s'en occuper, le représentant de Lojack a demandé à l'homme pourquoi il avait changé d'idée.

Il semble que quand ce floridien a regardé par la fenêtre un bon matin pour jeter un oeil à sa voiture, elle était toujours là, bien attachée à ses deux palmiers, mais elle était stationnée en sens inverse. Quelqu'un a retiré les chaînes, tourné la voiture, l'a rattaché, et a laissé une note dans le pare-brise.

"Quand nous la voudrons," disait cette note écrite soigneusement, "nous viendrons et la prendrons."

Cette réalité est quand même malheureusement vraie, même avec des systèmes d'immobilisation qui empêchent la voiture de démarrer sans sa véritable clé. Les voleurs ont tout simplement entrepris de voler la clé, en entrant dans la maison par effraction, en vidant les poches ou les sacs à main, en s'emparant de la clé valet quand la voiture est stationnée par un préposé, ou bien en envoyant un complice chez un concessionnaire pour en faire une copie.

Ou encore, ils n'ont qu'à embarquer la voiture sur une dépanneuse, et l'emmener. Les chaînes, les bidules attachés au volant et autres trucs du genre ne font que les ralentir un peu.

Si le véhicule est nouveau et couramment personnalisable (lire ici un luxueux VUS), les chances que son véritable propriétaire le revoit au Canada sont minces, parce qu'il peut être expédié en douce en Europe, en Asie, ou même en Afrique.

Même s'ils ne sont pas aussi attirants pour les acheteurs étrangers, les véhicules plus anciens qui n'ont pas de système d'immobilisation représentent de bonnes nouvelles pour cette énorme industrie qui recycle des pièces volées parce qu'ils sont beaucoup plus faciles à subtiliser.

Avec plus d'anciens véhicules volés, les chances que votre nouveau véhicule disparaisse ont atteint de nouveaux bas niveaux, selon les statistiques du Bureau d'Assurance du Canada (BAC).

Selon les chiffres du BAC, le nombre de réclamations pour vol par 100 véhicules assurés à travers le Canada est tombé à 0,93 en 2003, de 1,00 qu'il était en 2002, et 1,12 en 2001.

Faire des comparaisons plus loin dans le temps serait biaisé, a déclaré le BAC, parce que l'organisme a changé la façon de suivre ses données. Mais si vous jetez un oeil à leur site web, au www.ibc.ca, et regardez les pages intitulées Différences entre les voitures, il semble que l'incidence des réclamations pour vol de voiture assurée est d'environ la moitié de ce qu'elle était en 1994.

Cela ne veut pas dire que les vols d'autos sont de la moitié de ce qu'ils étaient à l'époque, toutefois. En effet, selon www.statscan.ca, le nombre de vols reportés par 100,000 canadiens était de 530,8 en 1999, 522,4 en 2000, 543,5 en 2001, 516,3 en 2002, et 540,7 en 2003.