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Les deux mains sur le volant

Les deux mains sur le volant

Je le confirme, je suis de retour Par ,

Après une absence de sept mois et demi où, chaque jour, j’ai pris le volant de notre chère Subaru WRX (avec le dernier-né confortablement installé à l'arrière), je me sens prête à reprendre du service et à m’installer derrière de nouveaux volants. Retour à la vie active et sur la route tandis que mon mari assumera son rôle de père à la maison pour le reste de l'année (qui l’eut cru!).

Au cours des derniers mois, j'ai réalisé deux choses : il ne faut jamais porter du blanc lorsqu'on a un nouveau-né et je crois que je ne pourrai jamais quitter mon emploi.

 Les deux mains sur le volant

J'aime non seulement tout ce qui touche à mon travail, mais j'adore conduire un nouveau véhicule chaque semaine. Parmi les gens que je connais, la plupart (souvent les plus âgés) sont réticents à l'idée de conduire un nouveau véhicule chaque semaine. L'idée de devoir se familiariser continuellement avec l'emplacement des boutons et des commandes, les points de frottement et la dimension du véhicule les refroidit complètement et ils préfèrent de loin apprivoiser l'environnement d'un seul véhicule.

Pour ma part, j'adore ça.

J'aime partir à la découverte d'une nouvelle voiture : percer ses caprices et ses mérites, évaluer la sensibilité de l'embrayage, jauger la boîte de vitesses et apprécier son accélération. J'accueille sereinement les sentiments de frustration, d’excitation et de déception ; ils font partie du métier et c’est ce qui le rend intéressant. Mon congé de maternité m'a permis de faire une constatation déchirante : malgré les heures de pur bonheur passées auprès de mon petit garçon, j'avais vraiment hâte de retourner faire l’essai de nouveaux véhicules.

Qu'on ne se méprenne pas, ma WRX est très bien, même si elle tirerait avantage de quelques améliorations (plus d'espace à l'arrière pour le siège d'enfant et un compartiment à bagages plus volumineux), mais j'y reviendrai dans un autre blog. La Rex m'a bien servie et, avec un bébé à bord, j'ai apprécié sa traction intégrale au cours des mois d'hiver. Malgré tout, chaque fois que je prenais le volant, je ne pouvais m'empêcher de penser : « Encore cette voiture ».

Comme de fait, au lieu de me réconcilier avec ma Rex, elle a fini par m'exaspérer. D'abord un joint de cardan défectueux, puis la friture à la radio, on aurait dit que ma voiture et moi partagions les mêmes ressentiments. À la croisée des chemins, nous nous sommes fait nos adieux.

J'ai donc décidé de retourner au travail jusqu’à ce que je crève au volant. C'était ça à défaut de devenir assez riche pour m'acheter une voiture neuve toutes les semaines. D'une manière ou d'une autre, je ferai partie du décor pour encore un bon bout de temps.